Lecture du jour : Am 2, 6-10.13-16

Ainsi parle le Seigneur : À cause de trois crimes d’Israël, et même de quatre, je l’ai décidé sans retour ! Ils vendent le juste pour de l’argent, le malheureux pour une paire de sandales. Ils écrasent la tête des faibles dans la poussière, aux humbles ils ferment la route. Le fils et le père vont vers la même fille et profanent ainsi mon saint nom. Auprès des autels, ils se couchent sur les vêtements qu’ils ont pris en gage. Dans la maison de leur Dieu, ils boivent le vin de ceux qu’ils ont frappés d’amende.

Moi, pourtant, j’avais détruit devant eux l’Amorite, dont la stature égalait celle des cèdres et la vigueur, celle des chênes ! Je l’avais anéanti de haut en bas, depuis les fruits jusqu’aux racines. Moi, je vous avais fait monter du pays d’Égypte et je vous avais, pendant quarante ans, conduits à travers le désert, pour vous donner en héritage le pays de l’Amorite.

Eh bien, moi, maintenant, je vous écraserai sur place, comme un char plein de gerbes écrase tout sur son passage. L’homme le plus rapide ne pourra pas fuir, le plus fort ne pourra pas montrer sa vigueur, même le héros ne sauvera pas sa vie. L’archer ne tiendra pas, le coureur n’échappera pas, le cavalier ne sauvera pas sa vie. Le plus brave s’enfuira tout nu, ce jour-là, – oracle du Seigneur.

Textes liturgiques © AELF, Paris

Aujourd’hui nous sommes le lundi 27 juin et nous faisons mémoire de Saint Cyrille d’Alexandrie, évêque et docteur de l’Église.

Je me mets en présence de Dieu, lui qui est fidèle à son peuple tout au long de l’histoire. Je me dispose à écouter les paroles vigoureuses d’Amos, prophète d’Israël au VIII° siècle avant JC. Par-delà le décalage culturel, je demande la grâce d’entendre l’actualité de l’appel d’Amos à plus de justice sociale. Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.

Les moines de l’Abbaye de Tamié chantent Je reviens à toi.

La lecture de ce jour est tirée du livre du prophète Amos au chapitre 2

Ainsi parle le Seigneur : À cause de trois crimes d’Israël, et même de quatre, je l’ai décidé sans retour ! Ils vendent le juste pour de l’argent, le malheureux pour une paire de sandales. Ils écrasent la tête des faibles dans la poussière, aux humbles ils ferment la route. Le fils et le père vont vers la même fille et profanent ainsi mon saint nom. Auprès des autels, ils se couchent sur les vêtements qu’ils ont pris en gage. Dans la maison de leur Dieu, ils boivent le vin de ceux qu’ils ont frappés d’amende.
Moi, pourtant, j’avais détruit devant eux l’Amorite, dont la stature égalait celle des cèdres et la vigueur, celle des chênes ! Je l’avais anéanti de haut en bas, depuis les fruits jusqu’aux racines. Moi, je vous avais fait monter du pays d’Égypte et je vous avais, pendant quarante ans, conduits à travers le désert, pour vous donner en héritage le pays de l’Amorite.
Eh bien, moi, maintenant, je vous écraserai sur place, comme un char plein de gerbes écrase tout sur son passage. L’homme le plus rapide ne pourra pas fuir, le plus fort ne pourra pas montrer sa vigueur, même le héros ne sauvera pas sa vie. L’archer ne tiendra pas, le coureur n’échappera pas, le cavalier ne sauvera pas sa vie. Le plus brave s’enfuira tout nu, ce jour-là, – oracle du Seigneur.

Textes liturgiques © AELF, Paris

1
Dans une période de prospérité et de paix pour Israël, Amos dénonce l’injustice faite au plus faibles. J’écoute Dieu à travers les paroles d’Amos qui se soucie du « juste », du « malheureux », du « faible », du « pauvre ». À quelle figure de petits d’aujourd’hui cela me renvoie-t-il ?

2

Amos dénonce le culte des idoles, la prostitution sacrée, les libations… Mais en écoutant bien les paroles du prophète, on entend que Dieu se soucie moins de sa propre gloire que des femmes bafouées, des hommes frappés d’amende ou dont « les vêtements ont été mis en gage ». J’entends leur cri.

3

Dieu a pris soin de son peuple alors qu’il était faible et humilié. Et maintenant qu’il est prospère, le peuple oublie son Dieu et ne rend pas la justice. Dans sa colère, nous dit Amos, Dieu s’en prend aux forts : « le plus rapide », « le héro », « le plus brave ». Tous ceux qui ne comptent que sur eux-mêmes. Et moi où est ma force ?

Introduction à la deuxième écoute

J’écoute à nouveau cet oracle en me rendant attentif à l’opposition entre l’attitude des hommes dénoncés par le prophète et l’attitude de Dieu envers son peuple.

Invitation à une prière personnelle
Dans un temps d’intimité avec le Seigneur, Dieu de Justice et de Miséricorde, je m’interroge : comment ce passage m’interpelle-t-il ? Dans la vigueur de son cri, à quoi m’invite le prophète ?

Notre Père

Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du Mal.
Amen.

Complies - Hyme - Je reviens à toi de Didier Rimaud, Christian Villeneuve interprété par Moines de l'Abbaye de Tamié
«Office à l'abbaye de Tamié du lundi au vendredi» © ADF-Bayard Musique Voir le site de ADF-Bayard Musique

Cantilène 4 de Jacques Burtin interprété par Jacques Burtin
«Le jour des merveilles» © ADF-Bayard Musique Voir le site de ADF-Bayard Musique

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