Aujourd'hui, nous sommes le 26 février, jeudi de la première semaine de Carême.
Esther est une femme juive, marié au roi Assuérus, elle est reine mais son peuple est menacé d’extermination. Elle doit essayer d’intervenir auprès du roi, mais elle ne sait pas ce qu’il en résultera : du bien ou la mort. C’est sa prière à ce moment crucial que la liturgie nous propose aujourd’hui. Je fais mémoire de peuples ainsi pris au piège pour pouvoir ensuite prier avec Esther.
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen
Nous écoutons le chant en latin : “ Libera me”, interprété par Les petits chanteurs de Saint-Christophe de Javel, ainsi que le Chœur de Filles Caecilia.
La lecture de ce jour est tirée du chapitre 4 du livre d’Esther.
En ces jours-là, la reine Esther, dans l’angoisse mortelle qui l’étreignait, chercha refuge auprès du Seigneur. Se prosternant à terre avec ses servantes du matin jusqu’au soir, elle disait : « Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob, tu es béni. Viens à mon secours car je suis seule, et je n’ai pas d’autre défenseur que toi, Seigneur. Car je vais jouer avec le danger. Dans les livres de mes ancêtres, Seigneur, j’ai appris que ceux qui te plaisent, tu les libères pour toujours, Seigneur. Et maintenant, aide-moi, car je suis solitaire et je n’ai que toi, Seigneur mon Dieu. Maintenant, viens me secourir car je suis orpheline, et mets sur mes lèvres un langage harmonieux quand je serai en présence de ce lion ; fais que je trouve grâce devant lui, et change son cœur : qu’il se mette à détester celui qui nous combat, qu’il le détruise avec tous ses partisans. Et nous, libère-nous de la main de nos ennemis ; rends-nous la joie après la détresse et le bien-être après la souffrance. »
Textes liturgiques © AELF, Paris
1. « Je vais jouer avec le danger » dit Esther. Personne d’entre nous ne le souhaite, mais il y a des circonstances qui y invite. La vie américaine des derniers mois nous rappelle que les menaces racistes ou autoritaires peuvent augmenter rapidement. Comment cela pourrait-il m’arriver ? Dans quelle circonstances ma foi pourrait-elle me pousser à à risquer mon emploi ou une amitié par exemple ? Quel droit ou population menacé me conduiront à une telle action ?
2. A deux reprises, Esther rappelle que Dieu libère. Qu’est-ce que cela veut dire pour moi ? De quoi Dieu a-t-il libéré son peuple et de quoi peut-il me libérer ?
3. La prière d’Esther est un bel exemple de demande parce qu’elle assume sa part de la mission. Elle ne demande pas à Dieu de résoudre le problème, mais de lui donner les mots qui conviennent. Elle ne demande pas un miracle explicite mais que Dieu change le cœur du roi. Comment puis-je apprendre à prier en mêlant ainsi ma responsabilité et l’action du Seigneur, sans attendre tout de lui ?
En écoutant de nouveau le texte, j’essaie de me mettre à la place d’Esther :
Voici le temps de prendre la parole face à mon Dieu : je m’adresse à lui et je lui confie les détresses qui m’inquiètent tout en assumant ma place : « Seigneur, viens à mon aide ».
Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.
Amen
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen
Libera me de Gabriel Fauré / Corydon Singers, English Chamber Orchestra, Matthew Best (conductor)
«J.S. Bach on 8-string guitar, vol. 1» © Gabriel Fauré / Corydon Singers, English Chamber Orchestra, Matthew Best (conductor) voir la licence de Magnatunes