Vendredi 27 février

La justice à l'arrivée

"Priez pour ceux qui vous persécutent" Ez 18, 21-28

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Vendredi 27 février

La justice à l'arrivée

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Aujourd'hui, nous sommes le 27 février, vendredi de la première semaine de Carême.

Dieu est juste ! Cette affirmation traverse toute la Bible, tout notre imaginaire religieux. En guise d’introduction à cette prière, je peux convoquer l’une ou l’autre image qui m’aide à comprendre la justice de Dieu.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen

Nous écoutons le chant “Bienheureux qui m’écoute”, par le groupe Olé Chœur. (Communauté de l'Emmanuel)

R/ Bienheureux qui m’écoute et se met à mon école,
Lui qui garde jour et nuit ma Parole.
Bienheureux qui me suit, bienheureux le vrai disciple,
Le Royaume des cieux est à lui.

1. Bienheureux tous les pauvres de cœur, Le Royaume est à eux.
Bienheureux les humbles et les doux, Car la terre est à eux.

2. Bienheureux sont les cœurs affligés, Ils seront consolés,
Bienheureux vos yeux remplis de pleurs, Ils seront essuyés.

La lecture de ce jour est tirée du chapitre 18 du livre du prophète Ézéchiel.

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Si le méchant se détourne de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe tous mes décrets, s’il pratique le droit et la justice, c’est certain, il vivra, il ne mourra pas. On ne se souviendra d’aucun des crimes qu’il a commis, il vivra à cause de la justice qu’il a pratiquée. Prendrais-je donc plaisir à la mort du méchant – oracle du Seigneur Dieu –, et non pas plutôt à ce qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive ? Mais le juste, s’il se détourne de sa justice et fait le mal en imitant toutes les abominations du méchant, il le ferait et il vivrait ? Toute la justice qu’il avait pratiquée, on ne s’en souviendra plus : à cause de son infidélité et de son péché, il mourra ! Et pourtant vous dites : « La conduite du Seigneur n’est pas la bonne. » Écoutez donc, fils d’Israël : est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ? N’est-ce pas plutôt la vôtre ? Si le juste se détourne de sa justice, commet le mal, et meurt dans cet état, c’est à cause de son mal qu’il mourra. Si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Il a ouvert les yeux et s’est détourné de ses crimes. C’est certain, il vivra, il ne mourra pas.

Textes liturgiques © AELF, Paris

1. A l’invitation du Seigneur, je contemple d’abord le cas de ce méchant : malgré tout le mal qu’il a pu commettre, il se détourne, il se met à pratiquer le droit et la justice, probablement comme Zachée. Cela va le conduire à se dépouiller, à renoncer à sa force… et le Seigneur l’accueille. Je prends le temps de me mettre à la place du méchant qui se convertit et du Seigneur, à entrer dans cette logique.

2. Je peux ensuite regarder ce juste qui se détourne de la justice et fait le mal. Que s’est-il passé ? Et moi, cela peut-il m’arriver ? Cela m’arrive-t-il ? Je prends le temps de regarder cet homme et le Seigneur, et de voir que la rencontre sera bien difficile, peut-être même impossible.

3. Le Seigneur sait bien que son propos va choquer : quelle est cette justice qui oublie le passé et ne se concentre que sur le point d’arrivée ? Au fond de son cœur, Dieu ne cherche donc pas à nous faire payer nos erreurs, mais la justice qu’il propose s’accroche à la liberté de l’homme : la rencontre sera-t-elle possible ? L’homme est-il capable d’accueillir la vie de Dieu ? J’essaie de vivre les deux étapes : être choquée d’abord par la proposition du Seigneur, pour en un deuxième temps seulement en contempler la beauté.

En écoutant une deuxième fois ce passage d’Ézéchiel, je suis de nouveau chaque étape du raisonnement pour ne pas me satisfaire trop vite de la conclusion.

Qu’est-ce que ce passage m’invite à revoir dans ma vie ? Comment cela peut-il changer ma manière de vivre avec les autres, sans pourtant me prendre pour Dieu ? Cela peut-il être maintenant l’objet de ma discussion avec le Seigneur ?

Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.

Amen

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen

Musiques

Bienheureux qui m'écoute de Emmanuel Music
«Bienheureux» © Emmanuel Music Voir le site des Éditions de l'Emmanuel

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