Lecture du jour : Qo 1, 2-11

Vanité des vanités, disait Qohèleth. Vanité des vanités, tout est vanité !

Quel profit l’homme retire-t-il de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ? Une génération s’en va, une génération s’en vient, et la terre subsiste toujours. Le soleil se lève, le soleil se couche ; il se hâte de retourner à sa place, et de nouveau il se lèvera. Le vent part vers le sud, il tourne vers le nord ; il tourne et il tourne, et recommence à tournoyer. Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est pas remplie ; dans le sens où vont les fleuves, les fleuves continuent de couler. Tout discours est fatigant, on ne peut jamais tout dire. L’œil n’a jamais fini de voir, ni l’oreille d’entendre. Ce qui a existé, c’est cela qui existera ; ce qui s’est fait, c’est cela qui se fera ; rien de nouveau sous le soleil. Y a-t-il une seule chose dont on dise : « Voilà enfin du nouveau ! » – Non, cela existait déjà dans les siècles passés. Mais, il ne reste pas de souvenir d’autrefois ; de même, les événements futurs ne laisseront pas de souvenir après eux.

Textes liturgiques © AELF, Paris

Aujourd'hui nous sommes le jeudi 22 septembre de la 25° Semaine du Temps Ordinaire

Il est des jours où l’existence même de Dieu n’est plus une évidence. Un homme nous en partage l’expérience dans le livre du Qohélet. Seigneur c’est avec la foule de celles et ceux qui doutent que je me tourne vers toi. Donne-moi l’humilité de me laisser enseigner et de tenir dans le confiance. Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Amen.

Le Père Laurent Rivet chante Tann dir.

La lecture de ce jour est tirée du chapitre premier du livre du Qohélet.

Vanité des vanités, disait Qohèleth. Vanité des vanités, tout est vanité !
Quel profit l’homme retire-t-il de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ? Une génération s’en va, une génération s’en vient, et la terre subsiste toujours. Le soleil se lève, le soleil se couche ; il se hâte de retourner à sa place, et de nouveau il se lèvera. Le vent part vers le sud, il tourne vers le nord ; il tourne et il tourne, et recommence à tournoyer. Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est pas remplie ; dans le sens où vont les fleuves, les fleuves continuent de couler. Tout discours est fatigant, on ne peut jamais tout dire. L’œil n’a jamais fini de voir, ni l’oreille d’entendre. Ce qui a existé, c’est cela qui existera ; ce qui s’est fait, c’est cela qui se fera ; rien de nouveau sous le soleil. Y a-t-il une seule chose dont on dise : « Voilà enfin du nouveau ! » – Non, cela existait déjà dans les siècles passés. Mais, il ne reste pas de souvenir d’autrefois ; de même, les événements futurs ne laisseront pas de souvenir après eux.

Textes liturgiques © AELF, Paris

1
Au début de ce passage une question nous est posée : « Quel profit l’homme retire-t-il de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ? » Un instant je contemple mon existence. Que pourrais-je répondre à cette question ? Quel profit est-ce que je tire de ce qui fait ma vie, de mes efforts, de mon travail ?

2
L’auteur se tourne alors vers la contemplation de la nature : les alternances entre jours et nuits, le cycle des saisons, de l’eau, les mouvements des vents. Plutôt que de l’émerveiller, il n’y voit qu’un monde fermé à l’irruption de toute nouveauté. Et pourtant au milieu de tout cela, un jour dans le temps le Christ s’est incarné, une rupture qui donne un horizon à toute existence.

3
Au milieu de ce passage, une phrase semble comme sortie de son contexte, à moins qu’elle n’anticipe cette vie qui est advenue en Christ et qui reviendra : « L’œil n’a jamais fini de voir, ni l’oreille d’entendre. » En regardant les jours passés, qu’ai-je découvert de nouveau par mes sens ?

Écoutons à nouveau ce discours, avec nos oreilles et nos yeux pleins de l’espérance d’avoir vu le salut en Christ.

A la fin de cette prière, qu’aimerais-je répondre à l’auteur de Qohélet ? Je me place auprès de Jésus et j’échange avec lui sur cela. Je peux aussi prier pour une personne que je connais et qui se sent totalement perdue ou privée de sens à sa vie.

Prière finale

Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.
Amen

Tann dir de Laurent Rivet et Zezi United interprété par Laurent Rivet et Zezi United
«Kamulpa session» © Père Laurent Rivet Voir le site youtube du Père Laurent Rivet

Sarabande Adagio de Sylvius Leopold Weiss interprété par Mauricio Buraglia
«Les Plaintes de Psyche» © Creative Commons by-nc-sa license from Magnatunes voir la licence de Magnatunes

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