Vendredi 17 juillet

Tu me feras vivre

"Oui, tu me guériras, tu me feras vivre" Is 38

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Vendredi 17 juillet

Tu me feras vivre

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Aujourd'hui, nous sommes le vendredi 17 juillet.

Je m'installe pour mon temps de prière, dans l'attention et la confiance. Aujourd'hui, nous allons entendre le chant d'un homme qui a frôlé la mort — le roi Ézéchias — et qui, de l'autre côté, chante sa gratitude. Je demande au Seigneur la grâce du courage et celle de l'espérance, pour regarder la précarité de nos existences.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen

Écoutons ce chant de Claire Bouchadeill : "Retour à Jérusalem".

R/ Mon coeur se réjouis quand,
Quand je chante pour lui.
Jérusalem résonne comme
Comme l'espoir dans la nuit,
La cité du grand Roi
m'attend au bout de ma vie,
Les fils reviennent au loin,
Glorieux les voici

La beauté et la gloire de Dieu
qu'ont revêtu
la misère et la tristesse ont fuis
Devant l'agneau
Dieu t'a couverte du manteau,
du manteau du Salut
Il a posé sur toi la couronne,
La couronne du Roi.

Nous allons écouter le cantique d'Ezéchias, tiré du chapitre 38 du livre d'Isaïe.

Je disais : Au milieu de mes jours,
je m’en vais ;
j’ai ma place entre les morts
pour la fin de mes années.

Je disais : Je ne verrai pas le Seigneur
sur la terre des vivants,
plus un visage d’homme
parmi les habitants du monde !

Ma demeure m’est enlevée, arrachée,
comme une tente de berger.
Tel un tisserand, j’ai dévidé ma vie :
le fil est tranché.

« Le Seigneur est auprès d’eux : ils vivront !
Tout ce qui vit en eux vit de son esprit ! »
Oui, tu me guériras, tu me feras vivre :
voici que mon amertume se change en paix.

Textes liturgiques © AELF, Paris

1. La situation d'Ezechias, roi de Juda, est dramatique et il dit sa détresse de se voir mourir trop tôt, son amertume de perdre la vie. Un instant, je compatis avec cette détresse, mesurant ce que la mort éloigne, enlève, et stoppe… Je me mets en lien avec tous ceux qui ont vécu ou vivent actuellement cette réalité.

2. « Mon amertume se change en paix », dit Ézéchias. Sa détresse a été entendue — et c'est la paix qui en est le signe. Est-ce que moi aussi j'ai connu ce retournement — une douleur qui s'est transformée ? Est-ce que je l'attends encore ?

3. Ce chant est une relecture — Ézéchias regarde en arrière ce qu'il vient de traverser, et il chante. L'espérance et la détresse s'y entremêlent. Est-ce que moi aussi je peux relire ce que j'ai traversé — y trouver la trace de Dieu ?

J'écoute de nouveau ce passage de l'Écriture pour ce qu'il est : un chant d'action de grâce.

Après m'être laissé entraîner dans ce récit, je reviens à ma vie, présentant au Seigneur tous les échos en moi de sa Parole. En vérité, j'ose dire comme à un ami mes peurs ou mes soulagements, ma désolation ou mes émerveillements, mes appels à l'aide ou mes mercis.

Dans la confiance, je prie avec le cantique de Syméon :

Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s'en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen

Musiques

Retour à Jérusalem de Claire Bouchadeill
«Le Roi vient» © Claire Bouchadeill Claire Bouchadeill

Les choisies : la désappointée de Daniel Estrem
«Music of Fernando Sor» © Daniel Estrem © 2017 Daniel Estrem

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