Aujourd'hui nous sommes le samedi 17 janvier. Nous fêtons saint Antoine, considéré comme le père du monachisme chrétien.
En lien avec tous les moines et les moniales chrétiens, dont la prière est pluriquotidienne, je me mets moi-même en présence du Seigneur, dans l’attitude de révérence et recueillement qui est la leur.
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen
Nous écoutons le chant “Pour t’aimer ô mon Dieu”, interprété par les séminaristes de la Maison sainte Thérèse.
Pour t'aimer, ô mon Dieu et pour te faire aimer
Je m'offre à ton amour miséricordieux
Consume-moi sans cesse des flots de ta tendresse
Qu'ainsi je sois martyre, de ton amour Seigneur
Pour qu'il soit satisfait l'amour doit s'abaisser
En moi tu as tout fait, Seigneur, en ta bonté
De ta miséricorde, tu as comblé mon âme
Et je puis m'appeler l'œuvre de ton amour
Garde-moi chaque instant près de toi, ô Seigneur
Et donne-moi, Jésus, une place en ton cœur
Cache-moi dans ta face, conserve moi ta grâce
Je t'aime et je t'adore dans l'ombre de la foi
La lecture de ce jour est tirée du chapitre deux de l’Évangile selon saint Marc, dont nous poursuivons la lecture en continu.
En ce temps-là, Jésus sortit de nouveau le long de la mer ; toute la foule venait à lui, et il les enseignait. En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée, assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre. Les scribes du groupe des pharisiens, voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »
Textes liturgiques © AELF, Paris
1. Non seulement Jésus appelle un collecteur d’impôts à devenir son disciple, mais en plus il va manger chez lui avec d’autres de son « espèce », des mauvais juifs qui font honte aux croyants. Contemplant cette scène, je me l’imagine aujourd’hui. Avec qui serait-il à table ? Qu’est ce que cela me fait ?
2. « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades ». Je me laisse moi-même questionner : est-ce que je me considère comme malade, comme pécheur ? En quoi ai-je besoin du Seigneur ? Je lui confie.
3. Jésus mangeait avec les réprouvés de son temps, les publicains et les pécheurs. Je peux laisser résonner cette scène avec l’appel du pape François, encourageant l’Eglise à sortir d’elle-même pour aller à la rencontre des plus marginalisés. Comment puis-je y répondre ?
J’écoute une seconde fois ce récit, en laissant à la scène son caractère scandaleux aux yeux du monde.
Après avoir regardé et écouté Jésus, je m’adresse à lui comme un disciple qui a choisi de le suivre : transposé à ma vie d’aujourd’hui, ce récit m’invite à mon tour à la parole : une interrogation ? un merci ? un pardon ? un éclairage ? Je laisse mes mots venir…
Chaque jour aux vêpres, les moines et moniales chantent le cantique de Marie. Avec eux et en lien avec toute l’Eglise, je peux le faire mien :
Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent ;
Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël, son serviteur,
il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et de sa descendance, à jamais.
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit,
Pour les siècles des siècles
Amen
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen