Aujourd'hui, nous sommes le lundi 9 mars de la 3ème semaine de Carême.
J’écarte pour un moment toutes mes distractions. Je fais silence. Je prends place dans le lieu où je suis, je respire profondément pour faire attention à ce qui vit en moi. Puis, au moment où je me sens prête, je me tourne vers Dieu et je dis : « Me voici Seigneur ».
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen
Écoutons cette reprise du chant du Collectif Cieux ouvert par le groupe “Rise up Tournai” : “l’Amour de notre Père”.
J'étais orphelin, seul, abandonné
Perdu sans chemin et Ton amour m'a trouvé
Serré sur Ton cœur, blotti contre Toi
Ma vie enlacée dans la chaleur de Tes bras
R/ Il guérit, restaure, rend vivants les morts
Mon plus grand trésor, c'est l'amour de notre Père
Ô Feu qui dévore, baptise-moi encore
Esprit, âme et corps, dans l'amour de notre Père
J'étais orphelin, Tu m'as adopté
Saisi par Ta main, Tu m'as donné un foyer
De nouveaux vêtements, une bague au doigt
Tu transformes les mendiants en enfants du Roi des rois
Ouragan de tendresse, océan de sagesse
Joie jusqu'à l'ivresse, c'est l'amour de notre Père
C'est un lion qui rugit, un torrent qui jaillit
Douceur et furie, c'est l'amour de notre Père
Volcan de compassion, tempête d'affection
Confiance et passion, c'est l'amour de notre Père
Le Fils venu sur terre, Sa mort les bras ouverts
Splendeur et mystère, c'est l'amour de notre Père
La lecture de ce jour est tirée du chapitre 5 du deuxième livre des Rois.
En ces jours- là, Naaman, général de l’armée du roi d’Aram, était un homme de grande valeur et hautement estimé par son maître, car c’est par lui que le Seigneur avait donné la victoire au royaume d’Aram. Or, ce vaillant guerrier était lépreux. Des Araméens, au cours d’une expédition en terre d’Israël, avaient fait prisonnière une fillette qui fut mise au service de la femme de Naaman. Elle dit à sa maîtresse : « Ah ! si mon maître s’adressait au prophète qui est à Samarie, celui-ci le délivrerait de sa lèpre. » Naaman alla auprès du roi et lui dit : « Voilà ce que la jeune fille d’Israël a déclaré. » Le roi d’Aram lui répondit : « Va, mets-toi en route. J’envoie une lettre au roi d’Israël. » Naaman partit donc ; il emportait dix lingots d’argent, six mille pièces d’or et dix vêtements de fête. Il remit la lettre au roi d’Israël. Celle-ci portait : « En même temps que te parvient cette lettre, je t’envoie Naaman mon serviteur, pour que tu le délivres de sa lèpre. » Quand le roi d’Israël lut ce message, il déchira ses vêtements et s’écria : « Est-ce que je suis Dieu, maître de la vie et de la mort ? Ce roi m’envoie un homme pour que je le délivre de sa lèpre ! Vous le voyez bien : c’est une provocation ! » Quand Élisée, l’homme de Dieu, apprit que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements, il lui fit dire : « Pourquoi as- tu déchiré tes vêtements ? Que cet homme vienne à moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël. » Naaman arriva avec ses chevaux et son char, et s’arrêta à la porte de la maison d’Élisée. Élisée envoya un messager lui dire : « Va te baigner sept fois dans le Jourdain, et ta chair redeviendra nette, tu seras purifié. » Naaman se mit en colère et s’éloigna en disant : « Je m’étais dit : Sûrement il va sortir, et se tenir debout pour invoquer le nom du Seigneur son Dieu ; puis il agitera sa main au-dessus de l’endroit malade et guérira ma lèpre. Est-ce que les fleuves de Damas, l’Abana et le Parpar, ne valent pas mieux que toutes les eaux d’Israël ? Si je m’y baignais, est-ce que je ne serais pas purifié ? » Il tourna bride et partit en colère. Mais ses serviteurs s’approchèrent pour lui dire : « Père ! Si le prophète t’avait ordonné quelque chose de difficile, tu l’aurais fait, n’est-ce pas ? Combien plus, lorsqu’il te dit : “Baigne-toi, et tu seras purifié.” » Il descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois, pour obéir à la parole de l’homme de Dieu ; alors sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant : il était purifié ! Il retourna chez l’homme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se présenta devant lui et déclara : « Désormais, je le sais : il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël ! »
Textes liturgiques © AELF, Paris
1. Je contemple les deux femmes mentionnées dans ce passage. L’épouse de Naaman et la jeune esclave issue d’Israël. Quelle confiance s’est tissée entre elles ? C’est l’esclave qui met en marche tout le récit, en osant indiquer le prophète du Seigneur qui délivre. Et moi, qui m’indique le Seigneur ? A qui est-ce que je l’indique ?
2. Je me rappelle maintenant des hommes mentionnés dans ce passage : le roi d’Aram qui envoie Naaman muni de riches vêtements à offrir, le roi d’Israël qui déchire ses propres vêtements; Elisée qui dit “que cet homme vienne à moi” et ne sort pas pour le recevoir ; et Naaman qui doit se dépouiller de ses vêtements pour se laver. Qu’est-ce qui retient mon attention?
Lors de cette deuxième écoute, je suis attentive aux mouvements intérieurs des personnages et je me laisse toucher intérieurement.
Je parle maintenant à Dieu de ce que j’ai découvert dans ce temps de prière, comment tel ou tel personnage du récit m’a éclairée sur ce que Dieu veut pour moi. Je peux aussi demander à Dieu la grâce de faire mémoire de l’eau de mon baptême, cette eau qui lave, qui renouvelle mon désir de le suivre.
Âme du Christ, sanctifie-moi.
Corps du Christ, sauve-moi.
Sang du Christ, enivre-moi.
Eau du côté du Christ, lave-moi.
Passion du Christ, fortifie-moi.
Ô bon Jésus, exauce-moi.
Dans tes blessures, cache-moi.
Ne permets pas que je sois séparé de toi.
De l’ennemi perfide, défends-moi.
À l’heure de ma mort, appelle-moi.
Ordonne-moi de venir à toi,
pour qu’avec tes Saints je te loue,
toi, dans les siècles des siècles. Amen
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen
L'Amour de Notre Père (reprise) de Rise Up Tournay
«Pas d'album» © Rise Up Tournay Voir les conditions d'utilisation