Aujourd'hui, nous sommes le lundi 2 février et nous fêtons la Présentation de Jésus au Temple.
Cette fête célèbre aussi tous les consacrés au Seigneur, religieuses ou religieux. Comme Anne et Syméon dont parle l’évangile de ce jour, ils s’engagent à ce que toute leur vie attende le Seigneur, le reconnaisse et proclame ses louanges. Je peux prier aujourd'hui à leur intention mais aussi pour moi. Quel que soit mon chemin, que ma vie soit témoignage de l'amour de Dieu.
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen
Nous écoutons le chant “ Ô viens Seigneur Jésus, Emmanuel” par la communauté de l’Emmanuel.
1. Ô viens, Seigneur Jésus, Emmanuel,
Nous t’attendons, Salut de l’Éternel.
Viens régner, mets ta loi dans nos cœurs.
Viens nous sauver, Jésus, notre Seigneur !
R/ Chantez, louez ! Voici l’Emmanuel,
Le Roi sauveur, promis à Israël.
2. Ô viens, Seigneur, racine de Jessé,
Les peuples autour de toi sont rassemblés.
En te voyant, les rois se sont tus.
Ô viens nous délivrer, ne tarde plus.
3. Ô viens, Seigneur Jésus, soleil levant,
Porter la guérison par tes rayons.
Assis dans la vallée de la mort,
Nous te prions : délivre-nous encore !
La lecture de ce jour est tirée du chapitre 2 de l’Évangile selon saint Luc.
Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »
Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de 84 ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.
Textes liturgiques © AELF, Paris
1. Je contemple ces deux personnes âgées, Anne et Syméon. Toute leur vie, elles ont attendu la venue du Messie. Et leur attente est comblée dans leur vieux jours. Je me représente Syméon, qui reçoit l'enfant dans ses bras. Quels peuvent bien être les sentiments qui l'habitent ?
2. Anne et Syméon entrent tous les deux dans une attitude de louange. Elle est d'autant plus belle qu'elle est complètement gratuite ; ce n'est pas pour eux-mêmes qu'ils se réjouissent. Un instant, je me joins à leur louange, remerciant Dieu pour le salut qu'il offre à tous les hommes.
3. En présentant Jésus à Dieu au Temple, Marie et Joseph reconnaissent qu'il ne leur appartient pas. En l'offrant symboliquement à Dieu, ils manifestent déjà la vocation de Jésus, infiniment libre pour mieux être au service de tous. Je médite sur cette liberté de Jésus, pour qu'elle donne sens à ma propre liberté.
En écoutant une seconde fois ce passage, je me mets au diapason de la paix qui vient habiter
Syméon.
Le 2 février est traditionnellement la fête de la Chandeleur, qui rappelle que Jésus est la lumière du monde, comme le dit Syméon. J'en profite aujourd'hui pour dire à Jésus comment il est lumière dans ma vie.
Prends Seigneur, et reçois toute ma liberté,
ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté.
Tout ce que j’ai et tout ce que je possède.
C’est toi qui m’as tout donné, à toi, Seigneur, je le rends.
Tout est à toi, disposes-en selon ton entière volonté.
Donne-moi seulement de t’aimer
et donne-moi ta grâce, elle seule me suffit.
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen