Lecture du jour : 1 S 15, 16-23

En ces jours-là, Samuel dit à Saül : « Assez ! Je vais t’apprendre ce que le Seigneur m’a dit pendant la nuit. » Saül lui dit : « Parle. » Alors Samuel déclara : « Toi qui reconnaissais ta petitesse, n’es-tu pas devenu le chef des tribus d’Israël, puisque le Seigneur t’a donné l’onction comme roi sur Israël ? Il t’a envoyé en campagne et t’a donné cet ordre : “Va, et voue à l’anathème ces impies d’Amalécites, fais-leur la guerre jusqu’à l’extermination.” Pourquoi n’as-tu pas obéi à la voix du Seigneur ? Pourquoi t’es-tu jeté sur le butin ? Pourquoi as-tu fait ce qui est mal aux yeux du Seigneur ? » Saül répondit à Samuel : « Mais j’ai obéi à la voix du Seigneur ! Je suis allé là où il m’envoyait, j’ai ramené Agag, roi d’Amalec, et j’ai voué Amalec à l’anathème. Dans le butin, le peuple a choisi le meilleur de ce qui était voué à l’anathème, petit et gros bétail, pour l’offrir en sacrifice au Seigneur ton Dieu, à Guilgal. » Samuel répliqua : « Le Seigneur aime-t-il les holocaustes et les sacrifices autant que l’obéissance à sa parole ? Oui, l’obéissance vaut mieux que le sacrifice, la docilité vaut mieux que la graisse des béliers. La révolte est un péché comme la divination ; la rébellion est une faute comme la consultation des idoles. Parce que tu as rejeté la parole du Seigneur, lui aussi t’a rejeté : tu ne seras plus roi ! »

Textes liturgiques © AELF, Paris

Saint Antoine que nous fêtons aujourd’hui fait partie des fondateurs de la tradition monastique au 4° siècle dans le désert égyptien. Avec les ermites, les moines et les moniales, demandons à Dieu de savoir dépouiller notre vie de ce qui l’encombre pour suivre davantage le Christ. Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Amen.


Les moines de l’Abbaye de Tamié chantent Nous ne savons pas ton mystère.

Nous ne savons pas ton mystère,
Amour infini ;
Mais tu as un cœur,
Toi qui cherches le fils perdu,
Et tu tiens contre toi
Cet enfant difficile
Qu'est le monde des humains.

Nous ne voyons pas ton visage,
Amour infini ;
Mais tu as des yeux,
Car tu pleures dans l'opprimé,
Et tu poses sur nous
Ce regard de lumière
Qui révèle ton pardon.

Nous ne voyons pas ton ouvrage,
Amour infini ;
Mais tu as des mains
Qui allègent notre labeur,
Et tu peines avec nous
Pour tracer sur la terre
Un chemin vers ton repos.

Nous ne savons pas ton langage,
Amour infini ;
Mais tu es le cri
Que nos frères lancent vers nous,
Et l'appel du pécheur
S'élevant de l'abîme
Vers le Dieu de liberté.


CFC (s. Chantal)
GA 1976
LMH


La lecture de ce jour est tirée du chapitre 15 du premier livre de Samuel.

En ces jours-là, Samuel dit à Saül : « Assez ! Je vais t’apprendre ce que le Seigneur m’a dit pendant la nuit. » Saül lui dit : « Parle. » Alors Samuel déclara : « Toi qui reconnaissais ta petitesse, n’es-tu pas devenu le chef des tribus d’Israël, puisque le Seigneur t’a donné l’onction comme roi sur Israël ? Il t’a envoyé en campagne et t’a donné cet ordre : “Va, et voue à l’anathème ces impies d’Amalécites, fais-leur la guerre jusqu’à l’extermination.” Pourquoi n’as-tu pas obéi à la voix du Seigneur ? Pourquoi t’es-tu jeté sur le butin ? Pourquoi as-tu fait ce qui est mal aux yeux du Seigneur ? » Saül répondit à Samuel : « Mais j’ai obéi à la voix du Seigneur ! Je suis allé là où il m’envoyait, j’ai ramené Agag, roi d’Amalec, et j’ai voué Amalec à l’anathème. Dans le butin, le peuple a choisi le meilleur de ce qui était voué à l’anathème, petit et gros bétail, pour l’offrir en sacrifice au Seigneur ton Dieu, à Guilgal. » Samuel répliqua : « Le Seigneur aime-t-il les holocaustes et les sacrifices autant que l’obéissance à sa parole ? Oui, l’obéissance vaut mieux que le sacrifice, la docilité vaut mieux que la graisse des béliers. La révolte est un péché comme la divination ; la rébellion est une faute comme la consultation des idoles. Parce que tu as rejeté la parole du Seigneur, lui aussi t’a rejeté : tu ne seras plus roi ! »

Textes liturgiques © AELF, Paris

1
Le passage de ce jour est un dialogue entre Samuel le prophète et Saül le roi d’Israël. Samuel rappelle que la royauté et la puissance de Saül viennent de Dieu et que Saül n’a pas obéi à l’ordre reçu de Dieu en gardant pour lui du butin de la victoire sur les Amalécites. J’imagine ce face à face, les pensées dans la tête de Saül.

2
La pointe de ce passage est peut-être ce rappel de Samuel : « Le Seigneur aime-t-il les holocaustes et les sacrifices autant que l’obéissance à sa parole ? » Comment comprendre pour moi que la vie de croyant est d’abord une vie d’écoute, sens premier du mot obéir, avant d’être celle d’efforts et de sacrifices ?

3
La conclusion est redoutable : « Parce que tu as rejeté la parole du Seigneur, lui aussi t’a rejeté : tu ne seras plus roi ! » Ne plus être roi, c’est ne plus être le choisi, celui en qui Dieu a mis sa confiance pour guider son peuple. Comme baptisé, nous sommes aussi roi, reine pour servir nos contemporains. Comment vivre cela en ce jour ?

Introduction à la deuxième écoute
J’écoute à nouveau ce passage en étant attentif à la manière tordue qu’à Saül de répondre de ses décisions.

Invitation à une prière personnelle
À la fin de ce temps de prière, je demande au Seigneur de tenir dans son écoute, notamment dans les combats que je peux traverser, moi ou mes proches. Je peux aussi confier au Seigneur un monastère que je connais.

Notre Père
Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du Mal.

Amen.

Nous ne savons pas ton mystère de CFC (s. Chantal) interprété par Moines de l'Abbaye de Tamié
«Office à l'abbaye de Tamié du lundi au vendredi» © ADF-Bayard Musique Voir le site de ADF-Bayard Musique

Passacalia de Esaias Reusner interprété par Esteban Canyar
«La Reverie. Ancient Mosaic with Guitar» © Creative Commons by-nc-sa license from Magnatunes voir la licence de Magnatunes

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