Gn 21, 8b-20

Abraham donna un grand festin le jour où Isaac fut sevré. Or, Sara regardait s’amuser Ismaël, ce fils qu’Abraham avait eu d’Agar l’Égyptienne. Elle dit à Abraham : « Chasse cette servante et son fils ; car le fils de cette servante ne doit pas partager l’héritage de mon fils Isaac. » Cette parole attrista beaucoup Abraham, à cause de son fils Ismaël, mais Dieu lui dit : « Ne sois pas triste à cause du garçon et de ta servante ; écoute tout ce que Sara te dira, car c’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom ; mais je ferai aussi une nation du fils de la servante, car lui aussi est de ta descendance. »
Abraham se leva de bon matin, il prit du pain et une outre d’eau, il les posa sur l’épaule d’Agar, il lui remit l’enfant, puis il la renvoya. Elle partit et alla errer dans le désert de Bershéba. Quand l’eau de l’outre fut épuisée, elle laissa l’enfant sous un buisson, et alla s’asseoir non loin de là, à la distance d’une portée de flèche. Elle se disait : « Je ne veux pas voir mourir l’enfant ! » Elle s’assit non loin de là. Elle éleva la voix et pleura. Dieu entendit la voix du petit garçon ; et du ciel, l’ange de Dieu appela Agar : « Qu’as-tu, Agar ? Sois sans crainte, car Dieu a entendu la voix du petit garçon, sous le buisson où il était. Debout ! Prends le garçon et tiens-le par la main, car je ferai de lui une grande nation. » Alors, Dieu ouvrit les yeux d’Agar, et elle aperçut un puits. Elle alla remplir l’outre et fit boire le garçon. Dieu fut avec lui, il grandit et habita au désert, et il devint un tireur à l’arc.
Textes liturgiques © AELF, Paris



Ce mois-ci, le Pape François tourne notre regard vers les enfants qui souffrent, en nous invitant à faire monter notre prière vers le Seigneur pour qu’il nous aide à trouver les gestes, les mots capables de leur permettre d’avancer du côté de la vie.

Prions pour que les enfants qui souffrent – ceux qui vivent dans la rue, les victimes de guerre, les orphelins – puissent avoir accès à l’éducation et retrouver l’affection d’une famille.
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Danielle Sciaky et Georges Goudet chantent Chaque enfant est une étoile.

Touché par la souffrance des enfants, le Pape François a attiré notre attention, dès le début de son pontificat, sur notre responsabilité vis à vis d’eux.
Ecoutons ce qu’il en disait lors d’une audience générale, le 8 avril 2015 :
Beaucoup d’enfants sont dès le début rejetés, abandonnés, dérobés de leur propre enfance et de leur avenir… Nous sommes responsables des enfants et chacun doit faire ce qu’il peut pour changer cette situation. Chaque enfant mis au rebut, abandonné, qui vit dans la rue en mendiant et avec tous types d’expédients, sans école, sans soins médicaux, est un cri qui remonte jusqu’à Dieu… Mais également dans les pays riches, de nombreux enfants vivent des drames qui les marquent lourdement, à cause de la crise de la famille, des vides éducatifs et des conditions de vie parfois inhumaines. Ce sont dans tous les cas des enfances violées dans le corps et dans l’âme.

Dans le livre 21 de la Genèse (Gn 21, 8b-20), nous sommes face à la souffrance d’un enfant, et à l’action de Dieu pour lui venir en aide à travers les adultes.
Abraham donna un grand festin le jour où Isaac fut sevré. Or, Sara regardait s’amuser Ismaël, ce fils qu’Abraham avait eu d’Agar l’Égyptienne. Elle dit à Abraham : « Chasse cette servante et son fils ; car le fils de cette servante ne doit pas partager l’héritage de mon fils Isaac. » Cette parole attrista beaucoup Abraham, à cause de son fils Ismaël, mais Dieu lui dit : « Ne sois pas triste à cause du garçon et de ta servante ; écoute tout ce que Sara te dira, car c’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom ; mais je ferai aussi une nation du fils de la servante, car lui aussi est de ta descendance. »

Abraham se leva de bon matin, il prit du pain et une outre d’eau, il les posa sur l’épaule d’Agar, il lui remit l’enfant, puis il la renvoya. Elle partit et alla errer dans le désert de Bershéba. Quand l’eau de l’outre fut épuisée, elle laissa l’enfant sous un buisson, et alla s’asseoir non loin de là, à la distance d’une portée de flèche. Elle se disait : « Je ne veux pas voir mourir l’enfant ! » Elle s’assit non loin de là. Elle éleva la voix et pleura. Dieu entendit la voix du petit garçon ; et du ciel, l’ange de Dieu appela Agar : « Qu’as-tu, Agar ? Sois sans crainte, car Dieu a entendu la voix du petit garçon, sous le buisson où il était. Debout ! Prends le garçon et tiens-le par la main, car je ferai de lui une grande nation. » Alors, Dieu ouvrit les yeux d’Agar, et elle aperçut un puits. Elle alla remplir l’outre et fit boire le garçon. Dieu fut avec lui, il grandit et habita au désert, et il devint un tireur à l’arc.
Textes liturgiques © AELF, Paris

1 - Chasse cette servante et son fils… Je regarde Sara qui veut chasser Ismaël: elle a peur pour son propre fils, ce qui l’amène à avoir une conduite injuste envers l'enfant de sa servante. Jalousie, peur de manquer, égoïsme, orgueil des adultes sont souvent cause du malheur des enfants. Je médite cela.

2 - Ne sois pas triste… Je vois le coeur divisé d'Abraham, et j’entends les paroles de Dieu à son égard: d'une certaine façon, il dit qu'il ne veut pas le malheur des enfants. Comment j'entends cette parole, et comment me tourner vers Lui en confiance face à la souffrance des enfants?

3 - Alors Dieu ouvrit les yeux d’Agar… Agar crie et pleure, et c’est la voix de l’enfant que Dieu entend. Comme elle, je fais monter ma supplication vers le Seigneur, pour qu’il ouvre mes oreilles à la voix des enfants victimes de guerre, de mauvais traitements, de manque d’affection.

Je parle à Jésus comme à un ami, lui demandant de me donner un coeur ouvert et généreux pour être attentif aux enfants qui souffrent, et comme Agar, savoir trouver le puits qui va les aider à vivre…

Je termine cette oraison avec la prière d’offrande du Réseau Mondial de Prière du Pape :
Père très bon, en ce jour nouveau, me voici devant Toi. Unis mon coeur au Coeur de ton Fils Jésus qui s’offre pour moi dans l’Eucharistie. Que l’Esprit Saint fasse de moi son ami et apôtre par la prière, disponible à sa mission. En communion avec Marie, mère de l’Église et notre mère, avec mes frères et sœurs du Réseau Mondial de Prière, je t’offre ma journée, ses joies et ses peines, pour la mission de l’Église et l’intention donnée ce mois-ci par le Pape :
Prions pour que les enfants qui souffrent – ceux qui vivent dans la rue, les victimes de guerre, les orphelins – puissent avoir accès à l’éducation et retrouver l’affection d’une famille.

Chaque enfant est une étoile de interprété par Sciaky Danielle/Goudet Georges
«Les plus belles chansons chrétiennes» © ADF-Bayard Musique Voir le site de ADF-Bayard Musique

Lumière d'aurore de Jacques Burtin interprété par Jacques Burtin
«Le jour des merveilles» © ADF-Bayard Musique Voir le site de ADF-Bayard Musique

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