Nous sommes aujourd'hui le lundi 30 mars, premier jour de la Semaine sainte. Est-ce que je vais vivre cette semaine d'une manière particulière ? Est-ce que je vais lui donner son caractère propre, en accompagnant Jésus pas à pas jusqu'à sa mort et sa Résurrection ? Je me mets dans cette disposition.
Seigneur Jésus, en ce début de Semaine sainte, donne-moi la grâce de t'accompagner fidèlement tout au long de ces jours saints. Si je le peux, je marque mon corps du signe de la croix.
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.
Alors que nous nous apprêtons à entendre le récit de Marie qui répand du parfum sur Jésus, écoutons ce chant inspiré pour Marie Madeleine, interprété en latin par la harpe de Cassiopée.
Nous prions avec l'Évangile de ce Lundi saint, tiré de Saint Jean, au chapitre 12.
Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu'il avait réveillé d'entre les morts. On donna un repas en l'honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus. Or, Marie avait pris une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur ; elle répandit le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l'odeur du parfum. Judas Iscariote, l'un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres ? » Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c'était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l'on y mettait. Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. »
Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu'il avait réveillé d'entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s'en allaient, et croyaient en Jésus.
Textes liturgiques © AELF, Paris
1. Le texte dit : “Six jours avant la Pâque” : en ce lundi saint, nous nous trouvons nous même à six jours de Pâques. Je suis invité à m'associer au geste de Marie de Béthanie, qui se prosterne aux pieds de Jésus et qui l'honore à grands frais. Au seuil de la Semaine sainte, je commence par là, en me déposant tout entier aux pieds de Jésus. Seigneur, saurai-je te suivre de tout mon cœur et de tout mon être ?
2. « La maison fut remplie de l'odeur du parfum. » L'Évangéliste trouve intéressant de nous donner ce détail, et m’invite à entrer dans l'Évangile avec tous mes sens, à me laisser toucher par l'événement, à sentir ce qui se passe. J'imagine cet encens qui me pénètre, je me fais proche du geste de la femme, proche du Christ.
3. « Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous. » Est-ce que Jésus ne nous confierait pas là une tâche : jusqu'à la fin des temps, de prendre soin des pauvres, comme Marie de Béthanie a pris soin de lui ? En m'inclinant aux pieds de Jésus, je laisse venir à moi la multitude des pauvres d'aujourd'hui. Je regarde quelques visages.
Nous écoutons une deuxième fois ce récit, dit « de l'onction de Béthanie ».
Toute pénétrée du parfum de Béthanie, je m'adresse à Jésus, à ce Jésus de l'Évangile d'aujourd'hui. Je lui parle avec quelques mots personnels.
Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.
Amen
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.
God Rest Ye Merry Gentlemen de Burtin Jacques
«Méditation Noël» © Burtin Jacques Voir le site de ADF-Bayard Musique
Chant inspiré pour Marie-Madeleine de La harpe de Cassiopée (Nathalie)
«Pas d'album» © La harpe de Cassiopée (Nathalie) Voir les conditions d'utilisation