Aujourd'hui nous sommes le jeudi 23 avril et nous fêtons saint Georges, spécialement vénéré en Grèce, en Russie et en Angleterre.
Que je sois un chrétien « ancien », un nouveau baptisé, ou une personne en recherche, me voici ô Père, devant Toi, pour me laisser conduire par Ton Esprit. Que ce temps d'intimité avec Toi me mette davantage en route.
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen
Nous écoutons le chant “Vox clamantis in deserto”, par Angelus.
La lecture de ce jour est tirée du chapitre 8 des Actes des apôtres.
En ces jours-là, l'ange du Seigneur adressa la parole à Philippe en disant : « Mets-toi en marche en direction du sud, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. » Et Philippe se mit en marche. Or, un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, la reine d'Éthiopie, et administrateur de tous ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer. Il en revenait, assis sur son char, et lisait le prophète Isaïe. L'Esprit dit à Philippe : « Approche, et rejoins ce char. » Philippe se mit à courir, et il entendit l'homme qui lisait le prophète Isaïe ; alors il lui demanda : « Comprends-tu ce que tu lis ? » L'autre lui répondit : « Et comment le pourrais-je s'il n'y a personne pour me guider ? » Il invita donc Philippe à monter et à s'asseoir à côté de lui. Le passage de l'Écriture qu'il lisait était celui-ci : Comme une brebis, il fut conduit à l'abattoir ; comme un agneau muet devant le tondeur, il n'ouvre pas la bouche. Dans son humiliation, il n'a pas obtenu justice. Sa descendance, qui en parlera ? Car sa vie est retranchée de la terre. Prenant la parole, l'eunuque dit à Philippe : « Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle-t-il ? De lui-même, ou bien d'un autre ? » Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l'Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d'eau, et l'eunuque dit : « Voici de l'eau : qu'est-ce qui empêche que je sois baptisé ? » Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l'eau tous les deux, et Philippe baptisa l'eunuque. Quand ils furent remontés de l'eau, l'Esprit du Seigneur emporta Philippe ; l'eunuque ne le voyait plus, mais il poursuivait sa route, tout joyeux. Philippe se retrouva dans la ville d'Ashdod, il annonçait la Bonne Nouvelle dans toutes les villes où il passait jusqu'à son arrivée à Césarée.
Textes liturgiques © AELF, Paris
1. Philippe entend : « Mets-toi en marche, prends la route (...) : elle est déserte ! » Une route déserte ! N'entend-on pas souvent : il faut aller là où sont les gens ? Quelle contradiction ! Je demande au Seigneur de m'éclairer et de me mettre en marche là où il veut m'envoyer.
2. Je contemple Philippe qui se met aussitôt en marche. La route n'est finalement pas si déserte ! Je rends grâce pour toutes les personnes disponibles aux autres, à l'écoute de leurs désirs. Quelle est ma disponibilité pour les personnes que je n'avais pas prévu de rencontrer ?
3. Philippe baptise l'eunuque puis disparaît. L'eunuque part tout joyeux. Philippe s'efface devant l'œuvre de Dieu. L'eunuque, rempli de sa présence, peut maintenant témoigner. Comment est-ce que je laisse place à Dieu dans mes missions ? Comment est-ce que je laisse place à mes frères ?
J'écoute de nouveau le texte en laissant l'Esprit me guider.
Comme l'eunuque je laisse monter les questions profondes qui m'habitent, j'en parle au Seigneur, je lui demande de me laisser instruire et guider.
Viens Esprit Saint en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de Ta lumière.
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen
Lorica de Teresa Brown
«In Search of Peace» © Teresa Brown Voir le site de Teresa Brown
Vox clamantis in deserto de Zephyrus
«Angelus» © Zephyrus ℗ Copyright 2006 Zephyrus. Licensed under the v1.0 by-nc-sa Creative Commons license.