Aujourd'hui, nous sommes le 23 mars, lundi de la cinquième semaine de Carême.
Alors que le temps du Carême se poursuit, l'Église fait aujourd’hui mémoire de saint Turibio de Mogrovejo, archevêque de Lima. Durant son épiscopat, Mgr de Mogrovejo prit la défense des indiens du Pérou face aux abus de la puissance espagnole. Doux et courageux, il contribua ainsi à rendre à chacun sa dignité. C’est uni à lui et à tous les saints que je me tourne vers Dieu.
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen
Laissons nous rejoindre par cette musique chrétienne péruvienne et bolivienne : Viento Celestial Traditional.
La lecture de ce jour est tirée du chapitre huit de l’Évangile selon saint Jean.
En ce temps-là, Jésus s’en alla au mont des Oliviers. Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser.
Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés.
Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »
Textes liturgiques © AELF, Paris
1. Beaucoup d’entre nous connaissent ce récit si célèbre : celui d’une femme accusée publiquement, d’un Jésus volontairement mis à l’épreuve, de cœurs fermés, de doigts pointés. C’était il y a 2000 ans mais violence et dureté continuent d’imprégner notre monde. Je prends le temps de ce constat.
2. « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre ». Cet appel à la mansuétude, cette invitation à s’examiner et se découvrir aussi sale que celui pointé du doigt, est un leg de Jésus et du christianisme à toute la société. Il pacifie, il apaise. Je médite sur ce que serait notre monde sans cette invitation à la douceur miraculeusement parvenue jusqu’à nous. Quel cadeau !
3. « Je ne te condamne pas. Va, et […] ne pèche plus ». Si Jésus ne condamne pas, il juge : l’adultère est un péché. Le mal n’est pas un bien mais nous ne nous réduisons pas au mal que nous commettons et -surtout- nous pouvons toujours choisir le bien. Et moi, de quel péché ai-je à me défaire ? J’examine cela.
J’écoute à nouveau ce passage de l’Evangile de Jean. Je peux le faire en gardant en mémoire cette réponse du Christ à la violence du monde : celle de la douceur. Oui, avec le Christ, amour et vérité se rencontrent. Écoutons.
Alors que ce temps de prière prend fin, vient le temps du « colloque » : en d’autres mots, de l’entretien personnel, singulier, avec Dieu. Je lui dis ce que j’ai sur le cœur, lui fais part de l’état de mon âme. Je lui demande l’aide qu’il me faut.
Enfin, je termine en récitant la prière du « Notre-Père », celle de toute l’Eglise :
Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.
Amen.
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen
Viento Celestial Traditional de
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