Aujourd’hui, nous sommes le vendredi 20 mars. Nous nous tournons vers Dieu dont Jésus accomplit pleinement la volonté, au temps voulu, ni trop tôt, ni trop tard. Je Lui demande la grâce d’obéir moi aussi au rythme qui plaît à Dieu, de vivre à la même heure que Lui.
Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Nous écoutons le chant : “Rien qu’aujourd’hui”, par la chorale Ad Dei Gloriam.
Ma vie n’est qu’un instant, une heure passagère
Ma vie n’est qu’un seul jour qui m’échappe et qui fuit
Tu le sais, ô mon Dieu ! pour t’aimer sur la terre
Je n’ai rien qu’aujourd’hui !…
Oh ! je t’aime, Jésus ! vers toi mon âme aspire
Pour un jour seulement reste mon doux appui.
Viens régner dans mon cœur, donne-moi ton sourire
Rien que pour aujourd’hui !
Que m’importe, Seigneur, si l’avenir est sombre ?
Te prier pour demain, oh non, je ne le puis !…
Conserve mon cœur pur, couvre-moi de ton ombre
Rien que pour aujourd’hui.
Rien qu'aujourd'hui (bis)
La lecture de ce jour est issue du chapitre 7 de l’Évangile selon saint Jean.
En ce temps-là, Jésus parcourait la Galilée : il ne voulait pas parcourir la Judée car les Juifs cherchaient à le tuer. La fête juive des Tentes était proche. Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret. On était déjà au milieu de la semaine de la fête quand Jésus monta au Temple ; et là il enseignait. Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ? Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Christ ? Mais lui, nous savons d’où il est. Or, le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. » Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas. Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. » On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue.
1. Jésus ne se joint pas à la grande procession de pèlerins qui monte à Jérusalem pour la fête. Il y va plus tard, plus discrètement, sans spectacle. Puis le voilà qui enseigne au Temple, révélant sa lumière. Je contemple le rythme propre de Dieu, qui se déploie pour les hommes, à temps et contretemps. Qu’est-ce que cela me dit de la présence de Dieu ?
2. « Celui qui m’a envoyé, vous ne le connaissez pas » dit Jésus. Il répond aux gens qui l’enferment dans ce qu’ils croient savoir de lui. Il fait appel à une autre connaissance, celle que l’on reçoit de Dieu quand on est tourné vers Lui. Comment vivre davantage de Dieu, plutôt que de dépendre de ce monde ?
3. “Personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue” dit l’Évangéliste. Beaucoup ont voulu arrêter Jésus à partir du moment où il a annoncé la bonté de Dieu pour tous. Jésus a eu le temps de s’y préparer et d’y consentir quand l’heure de Gethsémani fut venue. Je contemple l’infini respect de Dieu pour notre rythme.
J’écoute à nouveau ce récit où Jésus cherche à faire comprendre que l’humanité est appelée à vivre comme envoyée par Dieu en ce monde pour y incarner sa bonté.
Ayant écouté ce que Dieu me dit par sa Parole et ce qu’elle m’engage à faire dans ma vie, je lui parle à mon tour, en toute confiance.
Pour finir, tournons maintenant notre cœur vers Jésus avec cet hymne :
Ami des hommes, Jésus Christ, Tu donnes sens à notre histoire ;
Les yeux fixés sur l'avenir, L'Église vit de ta mémoire.
Ne laisse pas, au long du jour, Nos vies manquer à la lumière ;
Recharge-les du poids d'amour, Qui les entraîne vers le Père.
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen
Rien qu'aujourd'hui de Ad Dei Gloriam
«Reçois notre adoration (2019)» © Ad Dei Gloriam Chœur Ad Dei Gloriam