Jeudi 17 septembre

Montrer beaucoup d’amour

« Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! » Lc 7, 36-50

Écouter

Pause

Jeudi 17 septembre

Montrer beaucoup d’amour

Écouter

Pause

Aujourd'hui, nous sommes le jeudi 17 septembre, et nous fêtons sainte Hildegarde de Bingen, religieuse bénédictine du XIIème siècle, docteur de l’Église depuis 2012. Une femme de savoir, mystique et visionnaire.

Lentement, je respire ; je confie mes soucis au Seigneur. Me voici, disponible et à l’écoute. Aujourd’hui, je demande la grâce de me laisser surprendre par la folie de la Bonne Nouvelle.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen

Ecoutons ce chant “O pastor animarum” (écrit par Hildegarde de Bingen, et interprété par le groupe Oxford Camerata.

Berger des âmes, voix première par qui nous avons tous été créés : qu’il te plaise maintenant de daigner nous délivrer de notre misère et de nos faiblesses.

La lecture de ce jour est tirée du chapitre 7 de l’Evangile selon saint Luc.

En ce temps-là, un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum. En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. » Jésus, prenant la parole, lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. » Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? » Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette. – Tu as raison », lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds. Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. » Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! »

Textes liturgiques © AELF, Paris

1. « Un pharisien invita Jésus à manger chez lui ». Avant d’entrer dans le vif de cette scène, je m’autorise un petit détour. Grâce à mon imagination, je me représente ce pharisien qui, toute la journée, a dû préparer la venue de Jésus. Quel est son état d’esprit ? Quelles sont ses attentes ?

2. « Ayant appris que Jésus était attablé… » Un autre détour, mais cette fois à la suite de cette femme dont on tait le nom. Comment apprend-elle la venue de Jésus ? Où était-elle lorsque la nouvelle vient la cueillir dans son quotidien ? J’imagine ce qu’elle ressent. Je la suis dans son trajet.

3. « Survint une femme de la ville. » Cette fois, je prends la place d’une invitée, je m'assoie à côté du pharisien, j’observe les bonnes manières. Comment réagir devant cette scène ? Je me laisse surprendre par les gestes d’une femme de la ville, qui n’avait rien à faire là…

En écoutant une deuxième fois ce passage, je fais davantage attention à la petite histoire que raconte Jésus. « Un créancier avait deux débiteurs. »

« Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » Qui est cet homme ? Comme un invité parle à un autre invité, je parle à Jésus. Je lui dis le fond de mon cœur. Je lui dis mon étonnement.

Prends Seigneur, et reçois
toute ma liberté,
ma mémoire, mon intelligence
et toute ma volonté.
Tout ce que j’ai et tout ce que je possède.
C’est toi qui m’as tout donné, à toi, Seigneur, je le rends.
Tout est à toi, disposes-en selon ton entière volonté.
Donne-moi seulement de t’aimer
et donne-moi ta grâce, elle seule me suffit.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen

Musiques

Solace de Salt of the sound
«In Prayer» © Salt of the sound © 2017 Salt Of The Sound

O pastor animarum de Oxford Camerata
«Hildegard Von Bingen: Heavenly Revelations» © Oxford Camerata © 1995 Naxos

:
: