Aujourd'hui, mardi 15 septembre, nous fêtons Notre-Dame des Douleurs. Nous célébrons une femme debout à travers l’épreuve que traverse son enfant.
Lentement, je respire. Me voici, disponible et à l’écoute. Aujourd’hui, je demande la grâce de communier à l’étonnement de celles et de ceux qui ont vu grandir Jésus. Je demande la grâce de partager une plus grande intimité avec le Christ, mon Sauveur.
Au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit, Amen.
Écoutons “Stabat mater” la mère se tenait debout ce qui veut dire en latin la mère se tenait debout, chanté par la Maîtrise de la Perverie de Nantes.
1. Stabat mater dolorosa
Juxta crucem lacrimosa
Dum pendebat Filius (bis)
2. Cuius animam gementem,
contristatam et dolentem,
pertransivit gladius.(bis)
Traduction :
1) La Mère se tenait, dans la douleur,
près de la croix, en larmes,
tandis que son Fils était suspendu.
2) Âme gémissante,
triste et dolente,
qu’un glaive traversa.
La lecture de ce jour est tirée du chapitre deux de l’Évangile selon saint Luc.
En ce temps-là, lorsqu’ils présentèrent Jésus au Temple, le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »
Textes liturgiques © AELF, Paris
1. Comme tout premier-né d'une famille juive, Jésus est présenté au Temple après un délai de purification, 40 jours depuis sa naissance. J'exerce mon imagination : est-il si différent des autres nouveau-nés ? Quel regard Marie pose-t-elle sur son fils ? Et Joseph ?
2. Voici que de nouvelles informations sont données à Marie sur son fils avec des mots-chocs : chute, relèvement, pensées secrètes révélées au grand jour, glaive qui transperce… J'imagine Marie qui reçoit les paroles de Siméon. Que ressent-elle ?
3. « Il sera un signe de contradiction ». Je médite ces paroles : celui qui apporte la Consolation d’Israël vient aussi ébranler certaines convictions, interroger le quotidien. Et moi, laisserais-je de la place à la contradiction dans ma vie, dans ma foi ?
Je réécoute ce texte avec les « oreilles » de parents. J’interroge le regard de Marie et de Joseph. Je me rends sensible à l’ombre de la croix qui plane sur le premier événement public de la vie du Christ.
« Ton âme sera traversée d’un glaive. » Je termine ma prière sur cette phrase. J’en mesure le poids et la gravité. Comme un ami parle à un ami, je m’adresse à l’Enfant-Jésus, ou au Dieu mis en croix.
Âme du Christ, sanctifie-moi.
Corps du Christ, sauve-moi.
Sang du Christ, enivre-moi.
Eau du côté du Christ, lave-moi.
Passion du Christ, fortifie-moi.
Ô bon Jésus, exauce-moi.
Dans tes blessures, cache-moi.
Ne permets pas que je sois séparé de toi.
De l’ennemi, défends-moi.
À ma mort, appelle-moi.
Ordonne-moi de venir à toi, pour qu’avec tes Saints
je te loue dans les siècles des siècles.
Amen
Au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit, Amen.
Stabat Mater de Zoltán Kodály / Maîtrise de la Perverie de Nantes
«Les plus beaux choeurs sacrés vol. 2» © Zoltán Kodály / Maîtrise de la Perverie de Nantes Voir le site de ADF-Bayard Musique
Fallon de Keri Newdigate
«Still Waters» © Keri Newdigate voir la licence de Magnatunes