Jeudi 05 mars

Ils ont Moïse et les Prophètes

"Un grand abîme a été établi entre vous et nous" Lc 16, 19-31

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Jeudi 05 mars

Ils ont Moïse et les Prophètes

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Dans le récit que Jésus nous livre aujourd’hui, il nous invite par la bouche d’Abraham à écouter Moïse et les Prophètes.

Aujourd'hui, nous sommes le jeudi 5 mars de la deuxième Semaine de Carême.

Avec un geste de respect pour accueillir le Seigneur, je fais silence en moi. Seigneur, donne-moi la grâce d’un esprit ouvert et généreux pour une écoute fructueuse de ta Parole.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen

Nous écoutons le chant :“Sauve-nous Seigneur” interprété par le chœur des moines de l'Abbaye de Tamié.

R/ Sauve-nous Seigneur quand nous veillons,
Garde-nous, Seigneur, quand nous dormons,
Nous veillerons avec le Christ
Et nous reposerons en paix.

Maintenant, ô maître souverain,
tu peux laisser ton serviteur s'en aller
en paix, selon ta parole,

Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
Lumière qui se révèle aux nations,
et donne gloire à ton peuple Israël.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
Pour les siècles des siècle, amen.

La lecture de ce jour est tirée du chapitre 16 de l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc.

En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.” Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !” Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.” Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »

Textes liturgiques © AELF, Paris

1. J’imagine tour à tour les deux personnages : le riche vêtu de beaux habits fins, dans l’opulence, en pleine santé ; Lazare, pauvre, malade, couvert d’ulcères. Je prête attention à ce que je ressens à la vue de la condition de chacun d’eux. Comment cela m’éclaire sur mon rapport au corps et à sa vulnérabilité ?

2. Au séjour des morts, Abraham dit au riche : « un grand abîme a été établi entre vous et nous ». De leur vivant, le riche et Lazare étaient proches. Le riche, par son attitude - ignorant Lazare - a lui-même établi un grand abîme entre eux. Je médite cela.

3. Tout au long de sa vie publique, Jésus s’est fait proche de ceux qui souffrent, des pauvres, des exclus. Accomplissant les Écritures, de Moïse aux Prophètes, c’est le seul signe, avec sa Résurrection, qu’il a voulu nous laisser pour le suivre. Je considère comment Jésus m’espère à sa suite.

Je réécoute ce texte, conscient que le Christ s’adresse à moi, ici et maintenant.

Avec ce que j’ai reçu pendant ce temps de prière, je me confie à l’Esprit-Saint comme un ami à un ami. Je peux lui demander son aide pour m’ouvrir davantage à ce que le Seigneur veut pour moi.

Esprit, toi qui donnes la justice,
donne-nous de combattre la haine ;
force-nous à défendre ceux qui peinent,
conduis-nous vers les pauvres qui sont ton Église.
Guide-nous sur les routes de la terre,
conduis-nous vers les hommes, nos frères.
Amen

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen

Musiques

Cantique de Siméon de Liturgie catholique / Abbaye de Tamié
«Office à l'abbaye de Tamié - Samedi et dimanche» © Liturgie catholique / Abbaye de Tamié Voir le site de ADF-Bayard Musique

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