Nous sommes aujourd'hui le 3 avril, Vendredi saint.
Aujourd'hui, sur la croix, s'accomplit notre rédemption, le salut offert à l'humanité entière. L'Eglise nous invite à marquer ce jour par le jeûne et la pénitence.
Je me prosterne intérieurement devant le Christ en croix, lui qui a tout donné par amour pour nous. Seigneur Jésus crucifié, donne-moi la grâce de contempler ta croix avec un cœur reconnaissant. Que je comprenne la profondeur de ton Amour et que je sache t'offrir ma vie en retour.
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.
Ecoutons cet Impropère du Vendredi Saint, interprété par la Schola des Pères du Saint-Esprit.
R/ Oh mon peuple, que t’ai-je fait ? En quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi !
1. Moi, devant toi, je m'avançais, dans la colonne de nuée.
Toi tu me conduis à Pilate.
2. Moi, j'ai pour toi frappé les rois, les grands rois de Canaan.
Toi, tu m'as frappé d'un roseau.
3. Moi, dans ta main j'ai mis le sceptre, je t'ai promu peuple royal.
Toi, tu as placé sur ma tête la couronne d'épine.
Nous allons prier aujourd'hui avec un court extrait de la Passion de Jésus, dans la version de Jean qui sera lue ce soir à l'office du Vendredi saint.
Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l'Écriture s'accomplisse jusqu'au bout, Jésus dit : « J'ai soif. » Il y avait là un récipient plein d'une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d'hysope, et on l'approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l'esprit.
Textes liturgiques © AELF, Paris
1. « Voici ton fils. » Au « disciple bien aimé », Jésus dit, en montrant sa propre mère : « Voici ta mère ». C'est la dernière parole de Jésus adressée à ses disciples, comme un ultime testament. Le texte ajoute : « Le disciple la prit chez lui. » J'accueille cette recommandation. Je me demande quelle place tient Marie chez moi.
2. Jésus dit : « J'ai soif. » J'entends ce cri, dernière supplication de Jésus. Ce « J'ai soif » dit bien davantage que boire un peu d'eau. C'est l'ultime expression du désir qui anime Jésus depuis le premier jour. Désir de faire la volonté du Père, désir que nous soyons heureux… Je laisse résonner ce « J'ai soif »…
3. Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l'esprit. Formidable densité de cette finale. « Tout est accompli », accomplissement de toute l'œuvre de Dieu. « Inclinant la tête », dernier geste de Jésus pour se pencher vers nous et s'incliner devant son Père. « Il remit l'esprit », et l'Esprit de Jésus souffle désormais sur nous. Je contemple, et je fais silence.
Pour réentendre ce récit de la Passion, mon cœur se dispose comme si j'étais à genoux, prosterné devant le Christ en croix.
Dans le silence intérieur, dans l'adoration du Christ en croix, je m'adresse au Seigneur avec des mots personnels, d'offrande ou de supplication.
Âme du Christ, sanctifie-moi,
Corps du Christ, sauve-moi,
Sang du Christ, enivre-moi,
Eau du côté du Christ, lave-moi,
Passion du Christ, fortifie-moi.
Ô bon Jésus, exauce-moi.
Dans tes blessures, cache-moi.
Ne permets pas que je sois séparé de toi.
De l'ennemi défends-moi.
À ma mort appelle-moi.
Ordonne-moi de venir à toi,
Pour qu'avec tes saints je te loue,
Dans les siècles des siècles.
Amen.
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.
Impropères (ô mon peuple) de Schola des Pères du Saint-Esprit.
«Paroles de Dieu» © Schola des Pères du Saint-Esprit. © 2009 ADF
Tombeau sur la mort de mon maître Patrick O'Brien de Daniel Shoskes
«Weiss Undercover» © Daniel Shoskes voir la licence de Magnatunes