Mercredi 01 avril

Le courage d’avancer

"J'ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient" Is 50, 4-9a

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Mercredi 01 avril

Le courage d’avancer

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Nous sommes aujourd'hui le 1er avril, Mercredi de la Semaine sainte.

En Jésus qui marche vers sa Passion, nous reconnaissons le Serviteur souffrant qu'annonçait le prophète Isaïe. Chaque jour, nous entrons un peu mieux dans le mystère de notre salut, qui s'accomplira sur la Croix de Jésus, dans sa mort et sa Résurrection.

Je me place sous le regard aimant de Dieu qui me connaît et m'accueille telle que je suis. Seigneur, comme le Serviteur souffrant, donne-moi la grâce d'écouter ta Parole chaque matin.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Nous écoutons le chant “Dieu n’a pas épargné son fils”, par le chœur saint Ambroise.

R/ Dieu n'a pas épargné son propre fils,
mais il l'a livré pour nous.

1. Qui nous séparera de l’amour du Seigneur ?
Lui qui n’a pas épargné son Fils en le livrant pour nous,
voici qu’il nous donne aujourd’hui son Corps et son Sang,
car son amour est plus fort que la mort !

2. Qui nous séparera de l’amour du Seigneur ?
C’est Dieu qui justifie, qui pourrait nous condamner ?
Mangeons le même pain, buvons la même coupe,
qui nous rassemble en un seul Corps, pour la vie éternelle !

3. Qui nous séparera de l’amour du Seigneur ?
Le Christ est mort pour nous, il est ressuscité !
Le pain que nous rompons, c’est la Pâque de Dieu,
et celui qui nous a aimés nous prend dans son triomphe !

Le texte de notre prière est le troisième chant du Serviteur, au chapitre 50 du livre d'Isaïe.

Le Seigneur mon Dieu m'a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d'une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu'en disciple, j'écoute. Le Seigneur mon Dieu m'a ouvert l'oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J'ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m'arrachaient la barbe. Je n'ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c'est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c'est pourquoi j'ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu. Il est proche, Celui qui me justifie. Quelqu'un veut-il plaider contre moi ? Comparaissons ensemble ! Quelqu'un veut-il m'attaquer en justice ? Qu'il s'avance vers moi ! Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ; qui donc me condamnera ?

Textes liturgiques © AELF, Paris

1. « Je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. » Nous reconnaissons Jésus : il est le Serviteur souffrant qu'annonce le prophète Isaïe. Jésus qui bientôt va présenter son dos au fouet des soldats. À la veille de la Passion, j'entre dans les sentiments de Jésus. Où puise-t-il le courage d'avancer ?

2. « Chaque matin, il éveille mon oreille pour que j'écoute… » Voilà le secret de Jésus. Lui qui est notre maître, entouré de disciples, lui-même chaque matin se laisse instruire par Dieu. À toute heure du jour, il puise en Dieu son Père la joie de servir et d'aimer, et le courage pour avancer. Jésus, par excellence, est homme de prière. Je me rappelle cela, Jésus en prière. Je me laisse inviter dans ce mystère. Je prie avec Jésus.

3. « Pour que je puisse soutenir celui qui est épuisé. » Voilà la finalité. Par sa Passion qui vient, Jésus va se joindre à tous les souffrants, aux faibles, aux oubliés. Cette immense humanité blessée, ma propre humanité, je la regarde. Avec quelques visages concrets, je m'associe à Jésus vers la Passion et vers Pâques.

J'écoute à nouveau ce troisième chant du Serviteur.

Comme chaque jour, je veille à finir ma prière par quelques paroles personnelles, en m'adressant à Dieu comme un ami à son ami, comme un jeune enfant à sa mère, comme un disciple à son Seigneur.

Et nous pouvons conclure avec la prière dite « de Saint François d'Assise » :

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.
Là où il y a de la haine, que je mette l'amour.
Là où il y a l'offense, que je mette le pardon.
Là où il y a la discorde, que je mette l'union.
Là où il y a l'erreur, que je mette la vérité.
Là où il y a le doute, que je mette la foi.
Là où il y a le désespoir, que je mette l'espérance.
Là où il y a les ténèbres, que je mette votre lumière.
Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.
Ô Maître, que je ne cherche pas tant
à être consolé qu'à consoler,
à être compris qu'à comprendre,
à être aimé qu'à aimer.
Car c'est en donnant qu'on reçoit,
C'est en s'oubliant qu'on trouve,
C'est en pardonnant qu'on est pardonné,
C'est en mourant qu'on ressuscite à l'éternelle vie.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Musiques

Mirum Sil Laeteris de Healing Muses
«Dolce Musica - A contemplative journey» © Healing Muses voir la licence de Magnatunes

Dieu n'a pas épargné son propre Fils de André Gouzes / Chœur Saint Ambroise
«Carême - Eveille-toi !» © André Gouzes / Chœur Saint Ambroise Voir le site de ADF-Bayard Musique

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