Dimanche 01 mars

Faire la joie du Père

« Relevez-vous et soyez sans crainte ! » Mt 17, 1-9

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Dimanche 01 mars

Faire la joie du Père

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Aujourd'hui, nous sommes le 1er mars, deuxième dimanche de Carême.

La Transfiguration est un des textes qui revient le plus souvent dans l’année. Je demande la grâce d’être, pourtant, encore une fois, renouvelée par le récit d’une expérience spirituelle fondatrice. Elle peut devenir mienne.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen

Nous écoutons le “Stichère de la Transfiguration”, par l’Ensemble Chronos, spécialisé dans la musique sacrée et la polyphonie orthodoxe.

La lecture de ce jour est tirée du chapitre 17 de l’Évangile selon saint Matthieu.

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »

Textes liturgiques © AELF, Paris

1. Il y a des expériences qu’on ne peut pas vivre sans d’abord partir à l’écart et Jésus emmène donc Pierre, Jacques et Jean sur la montagne. A quel écart suis-je invitée ? De quoi dois-je m’éloigner pour avoir une chance de mieux rencontrer le Seigneur, de voir son visage ?

2.Tout va si vite : Pierre aimerait bien que cela dure davantage, alors il propose de dresser trois tentes. Mais déjà l’expérience se termine. C’est une des caractéristiques de l’expérience spirituelle : la rencontre avec le Seigneur est souvent si fugace qu’on n’a même pas le temps de proposer de dresser une tente et on ne peut dire qu’au passé « il était là ». Comment puis-je accepter cela et cesser de rêver d’une vie où je sens en permanence la présence du Seigneur ?

3. La descente est brutale : il ne faut pas en parler, ce qu’ils ont vu ne portera ses fruits que plus tard. C’est un bel exemple pour nous. Il arrive que nous voulions absolument parler aux autres de notre foi, de ce que nous vivons avant le temps. Il faut d’abord que Jésus meure et ressuscite, c’est-à-dire qu’il faut encore que les disciples fassent tomber leurs illusions sur une foi facile, qui serait comme une réponse simple aux difficultés. Quelles illusions dois-je encore perdre pour pouvoir annoncer la Bonne Nouvelle sobrement ?

En écoutant de nouveau le texte, j’essaie de suivre les disciples, en les regardant eux :

En descendant de la montagne, peut-être est-ce une occasion de reparler avec le Seigneur de ce que j’ai vécu. Seigneur, qu’ai-je envie de te dire ?

Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.

Amen

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen

Musiques

Stichère de la Transfiguration ((Troïestrotchie. Ton 8) de Chronos Ensemble
«Life of the Savior» © Chronos Ensemble https://chronosart.bandcamp.com/album/life-of-the-savior

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