Texte de la prière

La lecture d'aujourd'hui va déjà m'introduire au mystère de la mort de Jésus. Au début de ma prière, je demande au Seigneur la grâce de ressentir, dans la méditation de ce mystère, ce respect profond qui habitait déjà Marie, sœur de Lazare, disciple de Jésus. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, amen.

 

La lecture de ce jour est tirée du chapitre 12 de l'évangile selon saint Jean

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts. On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus. Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle répandit le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum.
Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? »
Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait. Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. »
Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus.

 

Textes liturgiques © AELF, Paris

 

1

Je contemple tout d'abord Marie, sœur de Lazare. Je la vois s'approcher de Jésus, verser le parfum sur ses pieds, les laver de ses cheveux. Je laisse Marie m'enseigner ; elle m'apprend une façon d'être avec Jésus, faite de proximité et de respect, toute en générosité et sans fausse pudeur.

 

2

Jésus révèle le sens profond du geste de Marie. Ce parfum précieux est signe de la dignité du corps de Jésus, un corps qui sera bientôt bafoué, torturé. En regardant Marie au pied de Jésus, je prends conscience de l’immense dignité que mérite le corps de chaque humain, visage de Dieu.

 

3

"Des pauvres vous en aurez toujours". Cette phrase énigmatique et scandaleuse de Jésus est pourtant bien une réalité, 20 siècles plus tard. Alors, en cette semaine si particulière, à quel geste suis-je appelé envers un plus pauvre que moi ? Une idée me vient-elle, quelque chose de concret, de réalisable ?

 

Introduction à la deuxième écoute

J'ouvre à nouveau mon cœur et mes oreilles, pour mieux recevoir une seconde fois cet évangile.

 

Invitation à une prière personnelle

Par l'imagination, je me glisse à la place de Marie, aux pieds de Jésus. De cette place humble mais si proche, je le regarde. Que voudrais-je lui dire, quelles sont les paroles qui me viennent ?