Texte de la prière

Aujourd’hui, je commence ma prière par un geste de révérence : un signe de croix bien tracé, une inclination, ou une ouverture discrète de mes mains, pour accueillir l’amour de Dieu. Il est là, devant moi. Je me prépare : le « Roi des Rois », comme l’appelait Saint Ignace, est présent et veut me parler.

 

Les Dominicaines de Beaufort chantent Vous serez mon peuple. Un instant, je rends grâce pour le souci de Dieu pour son peuple.

 

La lecture de ce jour est tirée du chapitre 17 du Livre de la Genèse

En ces jours-là, Abram tomba face contre terre et Dieu lui parla ainsi :
« Moi, voici l’alliance que je fais avec toi : tu deviendras le père d’une multitude de nations. Tu ne seras plus appelé du nom d’Abram, ton nom sera Abraham, car je fais de toi le père d’une multitude de nations. Je te ferai porter des fruits à l’infini, de toi je ferai des nations, et des rois sortiront de toi. J’établirai mon alliance entre moi et toi, et après toi avec ta descendance, de génération en génération ; ce sera une alliance éternelle ; ainsi je serai ton Dieu et le Dieu de ta descendance après toi.
À toi et à ta descendance après toi je donnerai le pays où tu résides, tout le pays de Canaan en propriété perpétuelle, et je serai leur Dieu. »
Dieu dit à Abraham : « Toi, tu observeras mon alliance, toi et ta descendance après toi, de génération en génération. »

 

Textes liturgiques © AELF, Paris

 

1

Dans cette rencontre d’Abraham avec Dieu, c’est Dieu qui parle. Abraham ne dit rien. Il écoute. Il se rend disponible. Il se laisse bénir… C’est peut-être la plus belle des prières : être présent devant Dieu et me laisser bénir par Lui. Comme une pluie de grâces qui descend d’en-haut, je contemple cette scène.

 

2

« Tu ne seras plus appelé du nom d’Abram, ton nom sera Abraham ». La promesse de Dieu vient accompagnée d’un nom nouveau. Dieu veut me transformer en profondeur, au plus intime de moi, pour me donner une nouvelle identité. Je Lui offre ce qui, en moi, a besoin d’être refait, reconstruit, renouvelé.

 

3

La promesse de Dieu n’est pas que pour le présent. C’est l’avenir d’Abraham qui va être transformé, touché par la grâce. Toute sa vie : ses relations, ses descendants, sa terre, son pays… À travers Abraham, toute la terre sera bénie. Moi aussi, je suis un instrument de la bénédiction de Dieu. Qui veux-tu que je bénisse, Seigneur, en ton nom ?

 

Introduction à la deuxième écoute

En écoutant le passage à nouveau, je goûte la promesse. Elle est pour moi, aujourd’hui.

 

Invitation à une prière personnelle

En toute simplicité, j’offre au Seigneur mon quotidien, ce que j’ai à vivre aujourd’hui ; je Lui demande ce qu’Il attend de moi ; je lui partage un souci, je demande son aide. Le Dieu de la Promesse est avec moi : je n’ai rien à craindre !