Texte de la prière

Nous voici bien avancés dans le chemin vers Pâques, pour célébrer la miséricorde de Dieu, le triomphe de son amour sur le mal et sur la mort. Je commence ma prière en demandant cette grâce : Seigneur, ouvre-moi à ton Amour ; montre-moi ta miséricorde. Au nom du Père, du Fils et du saint Esprit.

 

Margaret Rizza chante Oculi Mei. Avec ce chant qui reprend les paroles du Psaume 41 je tourne mes yeux vers Dieu. Je lui dis tout mon désir de le voir, de sentir sa présence à mes côtés, et d’écouter sa voix.

 

La lecture de ce jour est tirée du chapitre 8 de l’Évangile selon Saint Jean

En ce temps-là, Jésus s’en alla au mont des Oliviers. Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus :
« Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? »
Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »
Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? »
Elle répondit : « Personne, Seigneur. »
Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »

 

Textes liturgiques © AELF, Paris

 

1

La scène biblique se dresse comme un grand tribunal : d’un côté, les scribes et les pharisiens, la clarté de la loi, la réponse tranchante, sans ambiguïté ; de l’autre, une « femme surprise en flagrant délit d’adultère », publiquement coupable, accusée, sans pardon. Et, au milieu, Jésus, appelé à se prononcer. Je contemple la scène.

 

2

« Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre ». Face à l’accusation des scribes et des pharisiens, Jésus les renvoie à leur propre cœur, à leur propre péché. En lâchant leurs pierres, ils font un pas vers l’amour. Et moi, ai-je des pierres à lâcher ? Des accusations ? Des jugements ?

 

3

« Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? (…) Moi non plus, je ne te condamne pas ». Je contemple le regard de Jésus sur cette femme. J’entends ces paroles, adressées à celle qui, selon la loi, était sans pardon. Je goûte cette miséricorde infinie de Dieu : aujourd’hui, ces paroles sont aussi pour moi !

 

Introduction à la deuxième écoute

J’écoute ce récit à nouveau, en contemplant Jésus comme le Grand Juge, plein de Miséricorde.

 

Invitation à une prière personnelle

« Moi non plus, je ne te condamne pas. Va et, désormais, ne pèche plus ». Jésus nous offre toujours un nouvel avenir, une nouvelle opportunité. Je parle cœur à cœur avec le Christ, je lui demande les grâces dont j’ai besoin pour devenir plus libre et plus miséricordieux.