Texte de la prière

Je me mets en présence du Seigneur pour accueillir sa Parole et la laisser retentir en moi. Il sera aujourd’hui question de désir et de guérison. Au début ce temps de prière je dis au Seigneur ce que je désire le plus dans ma vie : Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

 

Les Mieux que rien chantent Je suis. Avec eux je sens la présence du Christ à mes côtés. Oui tu es là, au cœur de ma prière qui s’ouvre.

 

La lecture de ce jour est tirée du chapitre 5 de l'évangile selon saint Jean

À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? »
Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. »
Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »
Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pied : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. »
Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” »
Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? »
Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit.
Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. »
L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.

 

Textes liturgiques © AELF, Paris

 

1

Je regarde la foule qui est là, composée de malades, d’aveugles, de grabataires. Ils attendent que l’eau bouillonne pour être jetés dans la piscine et guérir. Et il y a cet infirme qui attend depuis 38 ans sans personne pour l’aider. Je me rapproche de lui ; j’écoute ce qui le paralyse et lui confie aussi ce qui me paralyse.

 

2

Jésus voit cet homme couché, apprend qu’il était dans cet état depuis longtemps et lui demande : « Veux-tu être guéri ? » Quelle étrange question… et pourtant je sais que moi aussi, je peux résister à vouloir guérir de ce qui me coupe de la vie. J’en parle à Jésus, ou bien comme pour cet homme, je laisse quelqu’un qui me connaît bien lui en parler.

 

3

« Lève-toi, prends ton brancard, et marche » lui dit Jésus. C’est avec le signe de son infirmité, maintenant dépassée, que l’homme repart dans la vie. Je le regarde se lever, prendre son brancard, traverser les remarques acides des bien-pensants, car lui est désormais pleinement vivant !

 

Introduction à la deuxième écoute

A nouveau j’écoute ce récit de désir exprimé et de guérison.

 

Piste finale, introduction à un temps de colloque

Je laisse maintenant remonter les mots, attitudes ou mouvements que j’ai retenu. Je les garde en silence au fond de moi, j’en parle à Dieu.