Lentement, je respire. Me voici, disponible et à l’écoute. Aujourd’hui, je demande la grâce de communier au deuil des femmes qui ont connu Jésus le Christ, l’ont suivi dans sa vie publique, et ont partagé son quotidien. Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.

La Maîtrise de la Perverie de Nantes chante le Stabat Mater de Zoltán Kodály.

 

1

Si l’évangéliste est sobre, c’est que l’intensité de ce moment dépasse le récit. Sans perdre pied, je compose ce lieu calmement. Je regarde ces personnages : Jésus, sa mère, deux autres femmes, le disciple qu’il aimait : il s’agit bien du cercle le plus intime de notre Seigneur. Qu’en est-il de ces autres qui manquent à cette scène ?

 

2

Face à celui qui meurt en croix, Marie-Madeleine s’interroge : qui est-il cet homme ? Est-il Celui qui doit venir, ou plutôt le rabbouni, un ami sur qui l’on peut compter ? Avec les yeux de l’apôtre des apôtres, de l’amie proche, je regarde ce « Jésus ». J’imagine ce qui traverse le cœur de Madeleine : ses souvenirs de repas partagés, de fêtes, son expérience simple du « Jésus de tous les jours ».

 

3

J’ose regarder Marie la mère de Jésus. Pour elle, qui est-il ? J’imagine la face cachée de la Bonne Nouvelle : tous ces moments passés entre une mère et son fils, à partir des scènes de vie les plus banales jusqu’à l’éclat de la vie publique. En silence, je contemple.

 

Introduction à la deuxième écoute

En écoutant une deuxième fois ce passage, je laisse venir les visages de mes proches. Je m’autorise à revisiter mon histoire familiale. Elle aussi est faite de deuils et d’au-revoirs.

 

Invitation à une prière personnelle

« Et à partir de cette heure-là ». Je termine ma prière sur cette phrase. J’en mesure le poids et la gravité. Comme un ami parle à un ami, je m’adresse au Dieu mis en croix. Comment ce ‘stabat mater’ résonne-t-il dans ma vie ?

 

Prière finale

Âme du Christ, sanctifie-moi,
Corps du Christ, sauve-moi,
Sang du Christ, enivre-moi,
Eau du côté du Christ, lave-moi,
Passion du Christ, fortifie-moi.
Ô bon Jésus, exauce-moi.
Dans tes blessures, cache-moi.
Ne permets pas que je sois séparé de toi.
De l’ennemi défends-moi.
À ma mort appelle-moi.
Ordonne-moi de venir à toi,
Pour qu’avec tes saints je te loue,
Dans les siècles des siècles, Amen.