Durant cette dernière semaine du Carême nous vous proposons d’accompagner Jésus dans sa Passion. Pour cela nous aurons jour après jour une lecture continue de la passion selon saint Jean au chapitre 18 et 19. Les passages bibliques ne correspondront donc pas exactement à la liturgie. En ce lundi nous méditons sur l’arrestation de Jésus au jardin de Gethsémani. Que le Seigneur me donne de pouvoir demeurer à ses côtés et de ne pas céder à la violence face à la violence. Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Le Quatuor vocal russe de Nice chante l’Exapostilaire des trois premiers jours de la semaine Sainte, tirée de la liturgie Orthodoxe. Avec eux je regarde le monde, créé pour porter des fruits, et pourtant sombrant dans la violence.

 

1

C’est tout d’abord un petit groupe d’amis qui se retrouvent dans un lieu qu’ils connaissent bien, sur la colline en face de la ville de Jérusalem. Avec mon imagination, je me joins au groupe. Avec eux je m’assoie sous un olivier, et contemple la ville, les remparts, le temple, les habitations, le soir qui descend.

 

2

C’est maintenant un second cercle qui se forme, mené par Juda, pourtant disciple lui-même. Je contemple les visages des disciples, de Jésus, de Juda, des hommes en armes. Puis cette parole : « C’est moi, je le suis. », littéralement « Je suis », Jésus reprenant le nom même de Dieu. Quels sentiments montent en moi ?

 

3

Deux réactions se succèdent : la réponse à la violence par le tranchant de l’épée de Pierre, et la parole d’apaisement et d’obéissance de Jésus « Remets ton épée au fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, vais-je refuser de la boire ? » Comment Jésus peut-il réagir ainsi ?

 

Introduction à la deuxième écoute

J’écoute à nouveau ce récit en contemplant le Christ ne pas se cacher et refuser la voie de la violence.

 

Invitation à une prière personnelle

À la fin de ce temps de prière, je partage à Dieu mes propres violences, lui demandant de faire grandir en moi le choix de la douceur, du dialogue et de la vérité.

 

Prière finale

Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du Mal.

Amen