Au début de ce temps de prière, je me place devant le Christ qui s’est fait chair. Je contemple son humanité, je demande la grâce de rentrer dans son Cœur et, en silence, je lui offre tout ce que je suis, tout ce que je vis. Au nom du Père, et du Fils et du St Esprit, Amen.

 

Margaret Rizza chante Oculi Mei : « Je tourne mes yeux vers mon Dieu, d’où me viendra le salut ».

 

1

La lettre aux Hébreux est d’une certaine manière, une grande homélie qui réfléchit sur la figure du Christ comme le grand Médiateur du Père. Dans cet extrait, c’est l’humanité du Christ qui est mise en relief. Le Christ venu en chair, un Dieu qui cri et qui pleure, qui apprend à obéir par la souffrance. Je me laisse saisir, surprendre peut-être, par cette image.

 

2

Les premiers versets nous parle de la confiance inébranlable de Jésus : même dans les moments de plus grande souffrance, comme à Gethsémani, il priait le Père, qui pouvait le sauver de la mort. Et Dieu, nous dit le passage, l’a exaucé, par la Résurrection. En regardant les moments difficiles que je traverse, à quelle confiance suis-je appelé ?

 

3

Une image surprenante vient alors : « Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance ». Le Christ est venu au monde pour assumer entièrement notre humanité, renonçant à tout honneur, à tout privilège… Les chemins de Dieu passent par des renoncements, parfois même des souffrances. Je médite cela.

 

Introduction à la deuxième écoute

Avec révérence et respect, j’écoute à nouveau cet extrait de la lettre aux Hébreux, en accueillant cet exemple du Christ dans ma vie.

 

Invitation à une prière personnelle

À la fin de ce moment de prière, je me place devant le Christ en Croix et je lui parle comme un ami à un ami : je lui demande de m’aider à suivre son exemple, de me montrer des manières concrètes de Le suivre davantage par le chemin de l’obéissance et de l’humilité.

 

De la lettre aux Philippiens (2, 5-11)

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu,
ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu.
Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur,
devenant semblable aux hommes.
Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé,
devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix.

C’est pourquoi Dieu l’a exalté :
il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom,
afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel,
sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame :
« Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.