Dans la Bible il y a deux manières d’être étonné : comme un enfant qui découvre avec joie quelque chose de nouveau ou comme quelqu’un d’aigri, qui ne veut pas se laisser déranger… Donne-moi Seigneur ce regard émerveillé d’un enfant pour reconnaître l’inouï de ton Évangile. Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Amen

 

Les dominicaines de Beaufort chantent le psaume 66 : « Aujourd’hui ne fermons pas notre cœur, mais écoutons voix du Seigneur ».

 

1

Comme dans de nombreux passages, nous voici attablés avec Jésus. Il a été invité par un pharisien, un homme qui met la loi de Dieu au cœur de sa vie. Je regarde les convives qui sont à ses côtés, la famille du pharisien, j’imagine ce qu’ils ressentent, ce qu’ils pensent : un Rabbi, une star est dans la maison !

 

2

Mais ce rabbi a de mauvaises manières, il ne respecte pas la loi qui ordonne des ablutions avant le repas pour assurer sa pureté. C’est un peu comme pour nous en ce temps de COVID. Qui oserait manifestement ne pas se laver les mains ou porter un masque. Je cherche à comprendre l’étonnement du pharisien.

 

3

La réponse de Jésus est cinglante. À trop s’occuper de l’extérieur, de sa pureté extérieure, on peut en oublier facilement l’appel plus pressent à une pureté du cœur. Un cœur pur, c’est un regard ajusté, c’est une main qui offre, c’est un pas qui rapproche. Le signe en est le souci du pauvre. Je médite cela pour ma vie.

 

Introduction à la deuxième écoute

Laissons-nous déplacer à nouveau par Jésus.

 

Invitation à une prière personnelle

La parole de Jésus est vigoureuse et peut heurter. Si c’est le cas, c’est un bon signe et j’en parle avec simplicité à Dieu. Je peux aussi lui demander conseil pour ouvrir davantage ma vie aux plus démunis, celles et ceux que Jésus considère comme ses préférés.