Ce matin, je me présente à Dieu plein de confusion : j’ai tant reçu de lui, comment être à la hauteur de ses dons ? Vraiment, je suis confus. Mais aussi honteux : je n’arrive pas à m’aligner sur sa générosité, je reste fermé sur moi-même. Qu’il m’accorde la grâce d’agir selon sa miséricorde. Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

 

1

Je contemple le Dieu de l’Alliance, celui qui dit : « Je serai votre Dieu, et vous serez mon peuple... Vous serez, parmi les nations, les témoins de ma miséricorde... Vous serez miséricordieux comme je suis miséricordieux ». Je m’émerveille devant ce don qui nous est fait, j’en trouve les traces dans ma vie.

 

2

J’examine aussi ce qui peut exister en moi de ressentiment, de colère... J’en suis assailli, je voudrais en être libéré, mais je ne sais comment m’en défendre, c’est plus fort que moi. J’entends la prière du Christ : « Pardonne-leur ». Pardonner est impossible à l’homme, mais rien n’est impossible à Dieu. Je m’unis à cette prière du Christ.

 

3

Je trouve aussi en moi une colère que je nourris et qui encombre mon cœur : « Je pardonne, mais je n’oublie pas ». En fait, je fais de ce pseudo pardon un argument de plus pour détester quelqu’un qui m’a peut-être fait du tort, mais pour qui Dieu a donné son Fils. Je demande la grâce de la reconnaissance, pour sortir de mon enfermement.

 

Introduction à la deuxième écoute

J’écoute de nouveau cet appel à vivre l’Alliance en demandant la grâce de la cohérence entre la foi que je proclame et mon comportement quotidien.

 

Invitation à une prière personnelle

Comme Saint Ignace le conseille, je regarde ma vie : au moment de mourir, qu’est-ce que je regretterais de n’avoir pas su accomplir ? Quelle réconciliation serait restée en suspens ? Et avec qui aurais-je pu en parler ? Ce que je voudrais alors avoir fait, je demande la grâce de le vivre aujourd’hui, puisque le temps m’en est laissé. Je me décide, et je rends grâce.