Pierre Claver était un jésuite catalan, missionnaire en Colombie au début du 17ème siècle. Il y découvre l’esclavage, et fait le vœu d’être « l’esclave des esclaves pour toujours », ce qu’il fit durant 40 ans jusqu’à sa mort. Que Dieu nous ouvre les yeux sur les esclavages d’aujourd’hui, afin de nous engager à y mettre fin. Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

 

Aria Voce et Lachrimae consort sous la direction de Philippe Le Corf chantent le Qui tollis peccata mundi de la missa dolorosa d’Antonio Caldara : « Toi qui portes le péché du monde, prends pitié de nous ».

 

1

Je contemple Jésus, attentif à ses disciples. Parmi eux, des pauvres et des riches, des affamés et des repus, des affligés et des satisfaits, des exclus et des notables. Ils sont si différents, mais aussi également aimés et appelés. Les uns comme les autres sont parmi nous, et je suis l’un d’entre eux. J’accueille le regard de Jésus sur moi.

 

2

J’écoute Jésus parler aux uns et aux autres : se réjouir de ce que vivent les premiers mais de s’affliger pour les seconds, pris dans l’illusion de leur bonheur présent, inconscients de ce qui les entoure. Je me laisse atteindre par cette parole de salut, appel à la vie et à la joie sans fin.

 

3

Ces paroles de Jésus ont un écho dans le monde. Touché par elles, Pierre Claver s’est fait esclave des plus pauvres, et aujourd’hui le combat pour la justice continue. Quel moyen est à ma portée pour y répondre à mon tour car telle est ma vocation de chrétien ?

 

Introduction à la deuxième écoute

En écoutant de nouveau cette lecture, je me rends attentif à la tendresse de Jésus pour tous.

 

Invitation à une prière personnelle

Pour terminer cette prière, j’essaye de mesurer la distance qui me sépare du Christ qui s’est fait le plus pauvre de tous. Je lui demande la grâce de me rapprocher de lui, en reconnaissant tout ce qui entrave ma liberté, tout ce à quoi je ne veux pas renoncer. Je le supplie de faire de moi son serviteur, le serviteur des pauvres.