En nous invitant à célébrer la nativité de Marie, l’Église appelle à contempler le projet de Dieu sur l’humanité. Je demande la grâce de me laisser toucher par ce projet, de me laisser remplir par cet amour. Au nom du Père, et du Fils, et du saint Esprit. Amen.

 

Les moines de l’Abbaye d’Aiguebelle chantent Toi qui ravis le cœur de Dieu.

 

1

Je me laisse remplir par cette parole : « tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu ». Vraiment tout ? Puis-je entendre que si j’aime vraiment Dieu, même ce que je ne veux pas, ce qui me fait peur, ou mal peut concourir à me rapprocher de lui ? A le faire reconnaître et aimer ? Je lui en parle en toute confiance, comme à un ami que j’essaie de comprendre.

 

2

Je contemple ce que Dieu contemple : son propre Fils, son image parfaite. J’entends sa parole créatrice : « Faisons l’homme à notre image ». Avant même que nous existions, il veut que nous soyons les images de son Fils. Sa contemplation devient action : le Christ devient le premier-né d’une multitude de frères.

 

3

Sans arrêt, Dieu m’appelle à vivre, m’ajuste à lui, me chante son chant pour que je le chante avec lui. Il désire faire de moi son image... et pas seulement moi, mais cette multitude des frères et sœurs du Premier-né : Premier-né du Père et Premier-né de Marie. La naissance de Marie, c’est la naissance de l’humanité capable d’être renouvelée en accueillant Jésus. Je médite cela.

 

Introduction à la deuxième écoute

En écoutant de nouveau l’apôtre Paul, je me laisse emporter par la grandeur discrète de l’amour de Dieu : son projet immense se réalise dans ce qu’il y a de tout petit, dans la simplicité du quotidien.

 

Invitation à une prière personnelle

À la fin de cette prière, j’ose me regarder comme cette créature tellement aimée de Dieu qu’elle peut à son tour l’aimer ; et je dis avec Marie : « Oui, vraiment, merveille que fit pour moi le Seigneur ! »