Seigneur, je me dispose à t’écouter annoncer à tes disciples quel chemin tu as librement décidé de prendre. Ouvre mon intelligence et mon cœur pour t’écouter vraiment. Et pour comprendre, lucidement et dans la confiance, que ce même chemin est celui où tu m’appelles, à ta suite. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.

 

La communauté de Taizé chante Per crucem : « par ta croix, par ta résurrection, libère-nous Seigneur ».

 

1

Ce jour-là, en leur annonçant le chemin qui va être le sien, Jésus s’ouvre totalement à ses disciples. Je le contemple révélant la certitude intime qui habite son cœur. Je mesure la confiance formidable que cela suppose de sa part. Et donc la souffrance qu’il éprouve alors, en constatant que Pierre refuse de l’écouter vraiment.

 

2

A ses disciples, ce jour-là, Jésus dévoile TOUT le chemin qui s’ouvre à lui, un chemin de mort qui conduit à la vie. Je remarque que Pierre n’entend qu’une partie de ce que Jésus lui confie, pour s’en révolter. Moi-même, dans ma tête et dans mon cœur, ai-je du goût à ne jamais séparer les mystères de la Passion et de la Résurrection ?

 

3

« Qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. » Je laisse résonner en moi cette parole, sans nier ce qu’elle a de rude et de radical, sans la comprendre nécessairement, mais en me souvenant en quelles circonstances j’appelle « Sauveur », « Maître de la Vie » celui qui parle ainsi.

 

Introduction à la deuxième écoute

Je réécoute ce récit en remarquant tout ce qui, déjà, y suggère l’annonce de la Résurrection.

 

Invitation à une prière personnelle

A la fin de ce temps de prière, je m’adresse au Christ. Comme à ses disciples, il m’a révélé ce qui l’habite profondément : la conviction et le désir de faire la volonté du Père. Qu’ai-je à lui dire, en repensant à ses paroles où s’entremêlent des mots de mort et des mots de vie ? En quoi éclairent-elles ma route de jour et de nuit ?