Avec Marie-Madeleine, nous sommes devant le tombeau du Christ, un tombeau vide ; et nous aussi, nous pleurons Celui qui nous a été enlevé. Que le Seigneur lui-même vienne sécher nos larmes, qu’il nous fasse passer avec lui de la mort à la vie. Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit, Amen.

 

Les moines de Keur Moussa chantent le réponds Mon âme a soif de toi.

 

1

Je contemple Marie-Madeleine en pleurs devant le tombeau. Elle a été libérée des démons qui l’habitaient, et, depuis ce moment béni, n’a plus vécu que pour Jésus : le suivre, le voir, l’entendre, le sentir, le toucher, le goûter... Mais la voici seule, comme abandonnée, dans une angoisse mortelle : et si tout allait recommencer comme avant ?

 

2

J’entends la Parole adressée à Marie-Madeleine : « Pourquoi pleures-tu ? Que cherches-tu ? » Est-ce que je pleure sur le Christ ? Ou sur l’humanité ? Ou sur moi, parce que moi aussi je l’ai rejeté, ou parce que je crains d’être abandonné ? Qu’est-ce qui me fait pleurer ? Est-ce vraiment le Christ que je pleure et que je cherche ?

 

3

Avec Marie-Madeleine, j’entends le Christ qui m’appelle par mon nom, le nom caché qui me dit d’où je viens, de quoi le Christ m’a sauvé, comme l’aveugle reconnaît à sa voix celui qui lui a rendu la vue. Avec joie, je fais mémoire du salut qui m’est donné, de la vie qui m’habite.

 

Introduction à la deuxième écoute

J’écoute à nouveau cette histoire, et je découvre que c’est la mienne.

 

Invitation à une prière personnelle

Ce n’est plus Marie-Madeleine que je contemple, mais avec elle je contemple le Christ ressuscité, qui m’appelle à ressusciter avec lui et à porter partout cette puissance de vie qu’il met en moi. Je lui rends grâce, et je m’offre pour être avec lui, peiner avec lui, et partager enfin sa joie.