Me voici Seigneur devant toi. Je laisse reposer tout ce qui habite mes pensées. Lentement, je respire, une fois, deux fois. Je prends conscience que je vis grâce à toi, grâce à tout ce qui m’est donné, gratuitement comme cet air qui m’apporte l’oxygène dont j’ai si besoin. Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Amen !

 

Le chœur de l’abbaye Sainte Madeleine du Barroux chante l’antienne Ardens est : « Mon cœur est brûlant, je désire voir mon Seigneur ; je cherche et je ne trouve pas où ils l’ont mis ».

 

1

Ce psaume raconte l’expérience du peuple hébreu en captivité à Babylone. Dans un premier temps je m’approche de ce groupe qui s’est rassemblé près d’un fleuve en terre étrangère. Ils ont posé leurs instruments de musiques. Ils pleurent. Ils font mémoire de la terre dont on les a arrachés.

 

2

Ce sont alors deux mondes qui se rencontrent. D’un côté les vainqueurs et les bourreaux qui veulent des airs joyeux et de l’autre les prisonniers, désolés, loin de chez eux. Le dialogue semble impossible. On pourrait presque dire qu’ils sont enfermés les uns comme les autres.

 

3

Pour les prisonniers, chanter un chant joyeux serait comme renier le cœur de leur foi, renier Jérusalem et son Temple qui abritait les tables de la loi. Ce serait commencer à l’oublier, à perdre son souvenir. Le Christ a cependant ouvert un autre chemin : Adorer en esprit et en vérité. Tout lieu devient juste pour louer Dieu !

 

Introduction à la deuxième écoute

J’écoute à nouveau ce psaume, en laissant à chaque mot la chance de me rejoindre.

 

Invitation à un temps de prière personnelle

A la fin de ce temps de prière, je peux confier au Seigneur celles et ceux qui ont du mal à se réjouir, loin de leurs terres. Je peux aussi confier celles et ceux qui sont les causes de ces déplacements, de ces exils afin que leurs cœurs endurcis s’ouvrent et se convertissent. Dans le silence de mon cœur, me voici Seigneur.