Me voici Seigneur devant toi. Hier tu es parti, vers ton Père et notre Père, comme tu l’exprimais à Marie-Madeleine au tombeau. Je me présente à toi. Je te demande de m’accueillir tel que je suis pour ce temps de prière, avec tes amis. Au nom du Père, et du Fils et du saint Esprit. Amen

 

Les carmélites de Mazille chantent Mais c’est de nuit.

 

1

Des pleurs à la joie : tel est le message que Jésus livre à ses amis. Je regarde les disciples, à l’aube du deuil qui les attend. Et Jésus, qui sait que son heure vient, douloureuse, pour eux, mais pour une joie à venir. Je peux me rappeler un deuil changé en joie… Une épreuve qui a donné du fruit.

 

2

Son heure est comme un accouchement ! Je me laisse saisir par cette image de la femme dans la peine « parce que son heure est là ». Et « quand l’enfant est né », elle est toute à la joie, la souffrance est derrière… Vers qui, vers quoi cela me tourne ? Une amie ? des proches ? la terre, en mal d’enfantement ?

 

3

« Votre joie, personne ne vous l’enlèvera ». C’est une promesse qui nous est faite à chacune et à chacun. D’ailleurs la joie est un signe de la vie selon l’Esprit saint. Alors où se trouve ma joie ? Qu’est-ce qui réjouit mon cœur ? Quelle espérance me donne la joie ?

 

Introduction à la deuxième écoute

Écoutons à nouveau ce passage de Jean. Laissons la Parole descendre en nous, en moi.

 

Invitation à une prière personnelle

Que te dirai-je, Seigneur ? Que veux-tu exprimer, toi mon âme, au Christ pris dans « son Heure », prenant sur lui toute la condition humaine, notre monde ? Dans un silence, ou par une parole, un chant je m’adresse à cet Ami qui cherche à naître, et à renaître, pour la joie des siens.