L’évènement de la Résurrection de Jésus éclaire d’une manière nouvelle toute l’histoire de l’Alliance entre Dieu et l’humanité. Elle provoque aussi les disciples à relire la fidélité de Dieu qui se dit et qui se donne en Jésus mort et ressuscité. Je me laisse rejoindre par ce Dieu qui me cherche ; au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.

 

Le Séminaire français de Rome chante L’amour de la croix : « C’est l’Amour qui s’épand sur la mort. Un torrent qui transforme et guérit, Un torrent qui ramène à la vie. »

 

1

A Antioche, Paul annonce la Bonne Nouvelle aux fils d’Abraham, les juifs, mais plus largement, à tous ceux qui s’approchent de lui sans le connaître ‘les craignant Dieu’. Je contemple un instant le dynamisme de l’apôtre, son désir d’élargir l’annonce de l’Évangile. Comment cela me parle-t-il ? Je pense à ces visages que je croise chaque jour sur mon chemin.

 

2

En condamnant Jésus, certains, sans le savoir, ont accompli les paroles des prophètes. Autour de moi certains accueillent la Parole de Jésus, d’autres l’ignorent, d’autres la rejettent… la personne de Jésus questionne. Je pense à ces personnes de mon entourage : comment leur vie me parle-t-elle de Dieu ?

 

3

Mais Dieu l’a ressuscité. Cette parole est au cœur de la prédication de l’apôtre à Antioche. Je contemple l’action de Dieu qui ressuscite Jésus : en Lui Dieu relève l’homme humilié ou écrasé, le juste condamné. L’action de Dieu est toujours en faveur de la Vie : à quoi cette bonne nouvelle me renvoie-t-telle ?

 

Introduction à la deuxième écoute

J’écoute à nouveau ce texte habité par l’humanité d’aujourd’hui à qui la Parole du Salut est destinée.

 

Invitation à une prière personnelle

Il y a toujours un risque à se recroqueviller dans sa foi ou dans sa prière. Le Salut en Jésus Christ n’est pas seulement une affaire personnelle mais il convoque largement. Je peux prier pour que toutes les religions cherchent ensemble, pour l’humanité, le chemin du Salut qui pour nous brille sur le visage de Jésus.

 

Prière finale

« Ô Verbe ! Ô Christ ! Que vous êtes beau ! Que vous êtes grand ! Qui saura vous connaître ? Qui saura vous comprendre ? Faites, ô Christ, que je vous connaisse et que je vous aime puisque vous êtes la lumière, laissez venir un rayon de cette divine lumière sur ma pauvre âme afin que je puisse vous voir et vous comprendre. Mettez en moi une grande foi en vous afin que toutes vos paroles soient pour moi autant de lumières qui m’éclairent et me fassent aller à vous et vous suivre dans toutes les voies de la justice et de la vérité. Ô Christ ! Ô Verbe ! Vous êtes mon Seigneur et mon unique maître ! Parlez, je veux vous écouter et mettre votre parole en pratique. Je veux écouter votre divine parole parce que je sais qu’elle vient du ciel. Je veux l’écouter, la méditer, la mettre en pratique parce que dans votre parole, il y a la paix, la joie et le bonheur. Parlez, Seigneur, vous êtes mon Seigneur et mon maître… Et je ne veux écouter que vous. Amen. »

Bienheureux Père Chevrier (1826-1879)