Texte de la prière

Au beau milieu du Carême, la liturgie fait une pause, pour fêter l’Annonciation, 9 mois précisément avant Noël. Et c’est donc avec toute l’Église que je me réjouis. Que le Seigneur me donne d’ouvrir mon cœur à sa Parole, d’oser lui répondre avec toute ma vie. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, Amen.

 

La Communauté de l’Emmanuel chante Voici que la vierge concevra.

 

1

La prophétie de l’Emmanuel que nous venons d’entendre se situe dans un contexte particulier. Le peuple hébreu sous le règne du roi Acaz est cerné par les ennemis. Malgré le réconfort du prophète Isaïe, le roi doute et ne veut pas s’adresser à Dieu. Je contemple cette scène. Comme lui, il m’est aussi arrivé de douter alors que mes proches m’encourageaient.

 

2

« Je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Cette réponse peut sembler juste, notamment en repensant au récit des tentations de Jésus. Et pourtant ici, ce n’est pas à Satan qu’Acaz s’oppose, mais à un envoyé de Dieu, un prophète. Il est parfois facile de se détourner de son devoir en invoquant de fausses raisons. Je médite cela.

 

3

Face à l’endurcissement du roi, Dieu envoie pourtant un signe : la venue d’un enfant, l’Emmanuel, Dieu-avec-nous. En quoi cette annonce peut-elle donner courage au roi et à son peuple dans la situation dramatique qu’ils traversent ? Face à une naissance, quels sentiments, quelles pensées viennent à moi ?

 

Introduction à la deuxième écoute

J’écoute une deuxième fois ce passage, en essayant de ressentir les sentiments du roi Acaz face au prophète.

 

Invitation à une prière personnelle

Je me tourne maintenant vers Dieu. A mon tour de lui demander un signe, d’oser m’adresser à lui pour lui confier une situation inextricable que je traverse ou qu’un proche traverse. Je lui parle en toute simplicité. Il est là et m’écoute.