Texte de la prière

Le 5 février 1597 : 26 chrétiens japonais sont crucifiés sur une colline de Nagasaki. Parmi ces martyrs figure Paul Miki, jeune frère jésuite. Sur la croix, il osera ces mots : « Que le Christ vous guide au bonheur ! » Aujourd’hui, je me joins à cette demande de grâce. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, Amen.

 

La Communauté de l’Emmanuel chante Bénis le Seigneur ô mon âme. Du fond de mon cœur je laisse monter en moi la louange : Bénis sois-tu Seigneur.

 

1

Je pose le décor : des routes, des villes, des bourgades, des petites maisons, des personnes différentes, des visages ouverts, des visages fermées, des accents, des manières de parler… Jésus m’envoie vers un monde si grand, avec si peu de choses dans mes bagages. Je mesure ce décalage.

 

2

Je reviens dans ma vie : les routes qui sont les miennes, le métro, le travail, les rendez-vous, l’agenda… J’en mesure la vitesse. Et je fais l’inventaire des nombreux outils que j’ai dans les bagages pour faire face à mon quotidien. J’en pèse le poids.

 

3

« Il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route ». Je relis mon histoire… Peut-être ai-je connu des situations de réelle pauvreté – matérielle, humaine ? je reviens à ces moments où je n’avais rien pris, je reviens à ces instants de nudité. Qu’est-ce que j’en retiens ?

 

Introduction à la deuxième écoute

En écoutant une deuxième fois ce passage, j’essaie de mettre en scène cet Évangile dans mon quotidien.

 

Invitation à une prière personnelle

« Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir ». A la fin de ce temps de prière, je contemple ce départ. Et j’adresse une prière à Jésus : qu’aurais-je à lui dire ? Comme un ami parle à un ami, je lui expose le fond de ma pensée, en toute franchise.