Texte de la prière

Au cœur de ma journée, je me présente devant Dieu tel que je suis, avec mes soucis ou mes joies du moment. Seigneur, donne-moi de ne pas être sourd à ton appel, d’entrer dans la confiance en relation avec toi, donne-moi de te mettre à la première place dans ma vie. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

 

Les moines de Keur Moussa chantent Je regarde au loin. Avec eux je me prépare à regarder plus loin, à lever mon regard vers mon Dieu.

 

La lecture de ce jour est tirée du chapitre 5 de l’évangile selon Saint Luc

En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth. Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules.
Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. »
Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets.»
Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient.
À cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. »
En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon.
Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. »
Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

 

Textes liturgiques © AELF, Paris

 

1

« Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche ». Je considère Simon qui a peiné toute la nuit sans rien prendre. Je ressens sa fatigue et son inquiétude devant son travail qui lui paraît infructueux. Et puis j’entends l’invitation que Jésus lui adresse. Et moi, quelle invitation est-ce que j’entends en ce début de mois de septembre ?

 

2

« Sur ta parole je vais jeter les filets ». Pierre donne sa confiance à Jésus et les fruits sont abondants au point de ne pas s’en sentir digne : « éloigne-toi de moi car je suis un homme pécheur »… J’essaie de nommer des moments où j’ai cru reconnaître le passage de Dieu dans ma vie et ce que j’ai éprouvé à ce moment-là.

 

3

« Sois sans crainte, désormais, ce sont des hommes que tu prendras ». Le passage de Dieu dans ma vie déplace, bouscule parfois. Répondre à ses appels est souvent exigeant. Mais au fond, Jésus vient me donner sa paix et sa joie. A mon tour, j’accueille cette paix, cette joie pour la partager autour de moi.

 

Introduction à la deuxième écoute

A nouveau, j’écoute ce récit. J’essaie de goûter intérieurement les différents états intérieurs par lesquels Pierre passe lorsqu’il entend et qu’il répond à l’appel du Seigneur.

 

Invitation à une prière personnelle

A la fin de ce temps de prière, en gardant au cœur la figure de Pierre appelé et envoyé par le Christ, je m’entretiens avec le Seigneur comme un serviteur avec son maître, ou comme un ami avec un ami. Je laisse monter en moi les mots que je veux lui adresser. J’ose prendre la parole pour les lui confier.