Texte de la prière

Nous suivons en ce jour le Christ qui quitte le brouhaha de la ville pour la quiétude de la campagne galiléenne. Je pose là mes soucis, tous mes bruits intérieurs, pour entrer tout doucement dans le silence. Le silence est écoute, écoute du travail de l’Esprit en moi, en ma vie. Un travail de guérison de toutes mes maladies. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

 

Les moines de l’Abbaye de Tamié chantent le cantique de Syméon. Avec eux j’entre dans ce silence où Dieu fait toute chose nouvelle.

 

La lecture de ce jour est tirée du chapitre 4 de l’Evangile selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus quitta la synagogue de Capharnaüm et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle. Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait.
Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait. Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui.
Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter. Mais il leur dit :
« Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. »
Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs.

 

Textes liturgiques © AELF, Paris

 

1

Avec Jésus, j’entre dans la maison de Pierre à Capharnaüm, au bord du lac de Galilée. Un lieu familier et accueillant, un lieu de simplicité et d’hospitalité. Je le contemple se pencher sur cette femme bénie et malade. Je passe aussi en mémoire mes lieux blessés pour que Jésus vienne les visiter.

 

2

Plus tard, au coucher du soleil, voilà la foule innombrable des malades des alentours, qui viennent à Jésus dans une même espérance. Dans mon entourage aussi, il y a des personnes qui ne s’en sortent pas, se laissent happer par le désespoir et le fatalisme. Je les amène à Jésus et demande pour elles l’espérance et la paix.

 

3

Au petit matin, Jésus quitte la ville et va prier avant de partir plus loin, dans les autres villages. Comment est-ce que je pose des limites à tout ce qui me retient, à ce qui m’occupe et me préoccupe ? Comment faire la part des choses entre les temps de travail, de service, et de prière ?

 

Introduction à la deuxième écoute

A présent, je vis une nouvelle fois cette fin de journée et ce début de matinée avec Jésus.

 

Invitation à une prière personnelle

Je me pose sous le regard de Dieu, humblement. Je lui présente toutes les maladies de mon humanité blessée, sans rien lui cacher, sans rien retenir. Je nomme tout ce qui ne va pas dans ma vie, dans mon être : Dieu m’aime tellement, qu’il en aime jusqu’à mes blessures. Je les lui donne librement, car il aime la confiance avec laquelle je le fais.