Texte de la prière

Comme les habitants de Nazareth se rendant à la synagogue, je me prépare à accueillir la Parole de Dieu. Avant de franchir le seuil de la prière, je prends un instant pour me recueillir. Je dépose mes soucis, mes préoccupations, et j’entre dans la maison de Dieu les mains vides et le cœur grand ouvert. Au Nom du Père, du Fils, et du Saint Esprit.

 

La Communauté de Saint François-Xavier chante Quand il viendra. Avec eux je demande à Dieu de m’aider à me mettre à l’écoute de son Esprit, discrète présence, et brise légère. Trace de l’amour dans ma vie.

 

La lecture de ce jour est tirée du chapitre 4 de l’Évangile selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.
Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre »
Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? »
Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : “Médecin, guéris-toi toi-même”, et me dire : “Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !” »
Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère.
Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. »
À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

 

Textes liturgiques © AELF, Paris

 

1

La Bonne Nouvelle est pour les pauvres, les captifs, les aveugles. Pourtant c’est bien à moi que Jésus s’adresse. Le pauvre, c’est moi. Le captif, c’est moi. L’aveugle, c’est moi. Je laisse le Seigneur poser sur moi son regard, jusqu’au fond de ma pauvreté.

 

2

Cependant, au cœur de cette expérience, la jalousie se glisse. Avec la foule, je regarde monter autour de moi et peut-être en moi la déception, la colère. Où est-il, Seigneur, ton Salut ? Pourquoi déçois-tu mes attentes ? Pourquoi les autres et pas moi ?

 

Introduction à la deuxième écoute

Je laisse retomber la colère, et je me remets à l’écoute de Celui qui demeure toujours fidèle.

 

Invitation à une prière personnelle

Je me mets à nouveau en présence de Jésus, l’Ami Fidèle. Seigneur, toi qui sondes les abîmes, tu connais ma véritable pauvreté. Je lui parle comme un ami parle à un ami.