Texte de la prière

Dans ce vendredi d’été, un espace s’ouvre pour la prière. Je me mets en présence de Dieu. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

 

Les séminaristes de la Maison Sainte Thérèse à Bruxelles chantent Ne crains pas. Avec eux je me laisse appeler par mon nom en ce début de prière. Quels sont mes désirs pour ce temps de rencontre avec Dieu ? Je les lui confie, simplement.

 

La lecture de ce jour est tirée du chapitre 46 du livre de la Genèse

En ces jours-là, Israël, c’est-à-dire Jacob, se mit en route pour l’Égypte avec tout ce qui lui appartenait.
Arrivé à Bershéba, il offrit des sacrifices au Dieu de son père Isaac, et Dieu parla à Israël dans une vision nocturne. Il dit : « Jacob ! Jacob ! »
Il répondit : « Me voici. »
Dieu reprit : « Je suis Dieu, le Dieu de ton père. Ne crains pas de descendre en Égypte, car là-bas je ferai de toi une grande nation. Moi, je descendrai avec toi en Égypte. Moi-même, je t’en ferai aussi remonter,
et Joseph te fermera les yeux de sa propre main. »
Jacob partit de Bershéba. Ses fils l’installèrent, avec leurs jeunes enfants et leurs femmes, sur les chariots que Pharaon avait envoyés pour le transporter. Ils prirent aussi leurs troupeaux et les biens qu’ils avaient acquis au pays de Canaan. Jacob arriva en Égypte avec toute sa descendance. Ainsi donc, ses fils et ses petits-fils, ses filles et ses petites-filles, bref toute sa descendance, il les emmena avec lui en Égypte.
Jacob avait envoyé Juda en avant vers Joseph, pour préparer son arrivée dans le pays de Goshèn. Quand ils furent arrivés dans le pays de Goshèn, Joseph fit atteler son char et monta à la rencontre de son père Israël.
Dès qu’il le vit, il se jeta à son cou et pleura longuement dans ses bras. Israël dit à Joseph :
« Maintenant que j’ai revu ton visage, je peux mourir, puisque tu es encore vivant ! »

 

Textes liturgiques © AELF, Paris, version aménagée

 

1

« Ne crains pas de descendre en Égypte. » Combien de fois la Bible répétera-t-elle ce leitmotiv : « Ne crains pas » ? Partir au loin, oser prendre le large parce que la vie m’appelle : cela a-t-il quelque écho en moi ? Je demande à Dieu audace et liberté ; pour moi, ou pour tel ou tel de mes proches.

 

2

« Moi-même je descendrai avec toi. » C’est bien le Dieu biblique qui « descend » avec les hommes, qui les rejoint dans leurs efforts et dans leurs quêtes. Pour ma part, quels sont les efforts et les quêtes dans lesquels je suis engagé ? Je demande à Dieu de bien vouloir descendre à mes côtés.

 

3

« Je peux mourir, puisque tu es vivant ! » Dans ces mots d’un vieux père, je perçois l’anxiété qui l’habitait depuis des années : mon fils est-il vivant ? Quel que soit mon âge et mon statut, suis-je désireux de donner la vie, de la faire passer à d’autres ? Je demande à Dieu qu’il fasse de moi un « passeur » de vie.

 

Introduction à la deuxième écoute

Nous pouvons maintenant écouter à nouveau cette jolie page de l’Ancien Testament.

 

Invitation à un temps de prière personnelle

Peut-être ai-je un mot à dire encore à Dieu, à ce Dieu qui prend soin de nous et qui veut conduire toute vie à son accomplissement.