Texte de la prière

Jour après jour, je demande la grâce d’entrer en prière. Qu’il me soit donné un peu d’intimité avec Dieu, source de vie. Et un peu d’intelligence aussi pour entrer davantage dans l’intelligence des Écritures.

 

Margaret Rizza chante Calm me Lord. Avec tout ce qui m’habite, mes tumultes, mes joies, me voici un instant présent à toi pour de prier. Que ce soit un moment pour toi, où j’oublie mes combats, pour choisir la vie que tu veux me donner. Toi seul peux m’apaiser mon Dieu, me donner ta paix au cœur de cette vie parfois si compliquée. Je te l’offre aujourd’hui. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, Amen.

 

La lecture de ce jour est tirée du chapitre 32 du livre de la Genèse.

Cette nuit-là, Jacob se leva, il prit ses deux femmes, ses deux servantes, ses onze enfants, et passa le gué du Yabboq. Il leur fit passer le torrent et fit aussi passer ce qui lui appartenait. Jacob resta seul. Or, quelqu’un lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore. L’homme, voyant qu’il ne pouvait rien contre lui, le frappa au creux de la hanche, et la hanche de Jacob se démit pendant ce combat. L’homme dit : « Lâche-moi, car l’aurore s’est levée. »
Jacob répondit : « Je ne te lâcherai que si tu me bénis. »
L’homme demanda : « Quel est ton nom ? »
Il répondit : « Jacob. »
Il reprit : « Ton nom ne sera plus Jacob, mais Israël (c’est-à-dire : Dieu lutte), parce que tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu l’as emporté. »
Jacob demanda : « Fais-moi connaître ton nom, je t’en prie. »
Mais il répondit : « Pourquoi me demandes-tu mon nom ? »
Et là il le bénit. Jacob appela ce lieu Penouël (c’est-à-dire : Face de Dieu), car, disait-il, « j’ai vu Dieu face à face, et j’ai eu la vie sauve. » Au lever du soleil, il passa le torrent à Penouël. Il resta boiteux de la hanche.

 

Textes liturgiques © AELF, Paris

 

1

Cette page de la Genèse est un beau texte, le récit symbolique d’un combat spirituel. Dans un vigoureux tête-à-tête avec Dieu, Jacob est prié de se confronter à lui-même et à la vérité de son existence. M’est-il arrivé de m’arrêter ainsi pour faire le point ? À quand remonte ma dernière retraite, ou mon dernier « temps fort » ? Je laisse remonter ce souvenir.

 

2

Sans attendre une retraite, le jour d’aujourd’hui n’est-il pas concerné lui aussi par le « combat spirituel » ? Regardons cela en face : actuellement, où sont mes lieux de mise à l’épreuve ? Sur quels terrains sont éprouvés ma patience, ma force d’aimer ? Quelles victoires Dieu aimerait-il me voir remporter ?

 

3

Jacob, vainqueur, restera boiteux de la hanche. Cette image suggère que celui qui grandit devant Dieu ne sera pas un tout-puissant, mais plutôt un humble. Il aura reconnu ses fragilités et faiblesses. Saurais-je, pour ma part, reconnaître mes blessures et mes petitesses, peut-être mon péché ? Dieu m’invite à regarder cela sans peur.

 

Introduction à la deuxième écoute

Nous réentendons le beau récit du « combat de Jacob ».

 

Invitation à un temps de prière personnelle

Au terme de cette prière, je m’adresse à Dieu. Je peux lui demander la grâce d’être fort dans les combats de l’existence, fort pour aimer, fort pour parler vrai.

 

Prière finale

Dieu notre Père, tu attends de nous chaque jour une vie plus juste et plus belle. Ton regard plein de tendresse et de bonté est d’une grande exigence, car l’amour est un combat sans cesse inachevé. Envoie sur nous ton Esprit pour que nous soyons victorieux dans l’amour. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.