Texte de la prière

Au début de ce temps de prière, je respire largement. Lentement je prends conscience de la présence de Dieu à mes côtés. Je lui offre ce temps qui vient et je lui demande de vivre du même zèle apostolique que saint Paul. Au nom du Père, du Fils et du saint Esprit. Amen

 

Les moines de Keur Moussa chantent Le Christ est vraiment ressuscité. Avec eux je me souviens un instant du cœur de la nouvelle que nous fêtons en ce temps pascal : oui le Christ est vraiment ressuscité. Que je puisse laisser grandir cette confiance en sa vie au fil de ma prière.

 

La lecture de ce jour est tirée des actes des Apôtres au chapitre 16.

Avec Paul, de Troas nous avons gagné le large et filé tout droit sur l’île de Samothrace, puis, le lendemain, sur Néapolis, et ensuite sur Philippes, qui est une cité du premier district de Macédoine et une colonie romaine.
Nous avons passé un certain temps dans cette ville et, le jour du sabbat, nous en avons franchi la porte
pour rejoindre le bord de la rivière, où nous pensions trouver un lieu de prière.
Nous nous sommes assis, et nous avons parlé aux femmes qui s’étaient réunies.
L’une d’elles nommée Lydie, une négociante en étoffes de pourpre, originaire de la ville de Thyatire, et qui adorait le Dieu unique, écoutait.
Le Seigneur lui ouvrit l’esprit pour la rendre attentive à ce que disait Paul.
Quand elle fut baptisée, elle et tous les gens de sa maison, elle nous adressa cette invitation :
« Si vous avez reconnu ma foi au Seigneur, venez donc dans ma maison pour y demeurer. »
C’est ainsi qu’elle nous a forcé la main.

 

Textes liturgiques © AELF, Paris

 

1

Le voyage qui nous est ici décrit, nous plonge au cœur du monde des colonies romaines en Grèce. Je m’imagine en nouveau saint Paul arpentant notre XXI° siècle. S’il me fallait rejoindre le cœur des grands lieux de vie économique, où irais-je ? Dans quelle ville, sur quel continent ?

 

2

Le jour de Sabbat, Paul et ses amis décident de rejoindre la diaspora juive de la ville grecque de Philippe. Je les regarde chercher un lieu possible de prière, jusqu’à arriver au bord du fleuve près d’un groupe de femmes. J’imagine la discussion, comment Paul part de leur quotidien pour annoncer la Bonne Nouvelle.

 

3

Certes, la conversion de Lydie est liée à la discussion avec Paul, mais le rédacteur souligne que « Le Seigneur lui ouvrit l’esprit pour la rendre attentive à ce que disait Paul. » Comme le dit un dicton jésuite, il faut faire tout notre possible, mais en pensant en même temps que sans Dieu, rien n’est possible. En contemplant cette scène, je médite cela.

 

Introduction à la deuxième écoute

A nouveau j’écoute ce récit, regardant Paul et ses amis choisir une ville, puis le bord d’une rivière pour enfin convertir.

 

Invitation à un temps de prière personnelle

A la fin de ce temps de prière, je m’assois à mon tour au bord de cette rivière. Je m’adresse à saint Paul, je lui demande de l’aide pour ma vie de foi, ses conseils pour ma manière d’annoncer la Bonne Nouvelle, ses encouragements pour rejoindre celles et ceux qui attendent de rencontrer le Christ.