En cette fin de semaine, je me présente devant le Seigneur qui m’aime sans condition. Je respire lentement, prenant conscience de sa présence aimante à mes côtés, au cœur de ma vie. Je lui demande sa grâce pour entendre sa Parole : à la fois Esprit et Vie ! Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen

 

La Communauté de Taizé chante Dominus Spiritus Est. Dieu est esprit, et il est vie. Mon Dieu tu es là, présent, comme un murmure d’une brise légère. Tu attends mon désir, tu ne t’imposes pas. Donne-moi aujourd’hui cette attention d’être à mon tour là, à tes côtés.

 

La lecture de ce jour est tirée du chapitre 6 de l’évangile selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus avait donné un enseignement dans la synagogue de Capharnaüm. Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? »
Jésus savait en lui-même que ses disciples récriminaient à son sujet. Il leur dit : « Cela vous scandalise ? Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant ! … C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. »
Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait. Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. »
À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner. Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »

 

Textes liturgiques © AELF, Paris

 

1

« Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? » Voilà que même ses propres disciples commencent à exprimer leurs réserves sur ce que dit Jésus. Avant de les juger, je me glisse à leurs côtés et j’écoute à nouveau ces paroles rugueuses que Jésus nous adresse : Prendre sa croix, aimer ses ennemis…

 

2

À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner nous dit saint Jean. Je me place maintenant auprès de Jésus. Quels sentiments peuvent l’habiter ? J’ai peut-être vécu un sentiment semblable avec une personne qui a quitté l’Église, ou un groupe… J’en parle à Dieu.

 

3

« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. » Cette confession de saint Pierre redonne de l’air et de l’espérance dans ce récit où tout semble s’écrouler autour de Jésus. Et moi, à qui irais-je d’autre ? Qui peut me nourrir autant par sa Parole ?

 

Introduction à la deuxième écoute

Je me prépare à écouter à nouveau ce récit, où chacun est invité à poser un choix : suis-je prêt à suivre Jésus, avec ces paroles qui peuvent cependant être dures à entendre ?

 

Invitation à une prière personnelle

A la fin de ce temps de prière, je m’adresse au Seigneur, comme un ami parle à un ami. Je lui dis mon désir de le suivre comme les douze, je peux aussi lui exprimer mes doutes, mes difficultés face à telle ou telle de ses paroles, ou face à une position de l’Église.