Texte de la prière

Seigneur pour te rencontrer pendant ce temps de prière, je me prends une attitude favorisant ma disponibilité, je fais silence en moi, je me dispose à m’ouvrir à la musique et à la parole qui vont venir. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen

 

La Communauté de l’Emmanuel chante Voici le serviteur. Avec eux je confie à Dieu mon désir de le connaître plus intimement, de le connaître comme serviteur dans les gestes et les paroles de son Fils.

 

La lecture de ce jour est tirée du chapitre 8 des Actes des Apôtres

En ces jours-là, l’ange du Seigneur adressa la parole à Philippe en disant : « Mets-toi en marche en direction du sud, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. »
Et Philippe se mit en marche. Or, un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, la reine d’Éthiopie, et administrateur de tous ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer. Il en revenait, assis sur son char, et lisait le prophète Isaïe. L’Esprit dit à Philippe : « Approche, et rejoins ce char. »
Philippe se mit à courir, et il entendit l’homme qui lisait le prophète Isaïe ; alors il lui demanda : « Comprends-tu ce que tu lis ? »
L’autre lui répondit : « Et comment le pourrais-je s’il n’y a personne pour me guider ? »
Il invita donc Philippe à monter et à s’asseoir à côté de lui. Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci : Comme une brebis, il fut conduit à l’abattoir ; comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche. Dans son humiliation, il n’a pas obtenu justice. Sa descendance, qui en parlera ? Car sa vie est retranchée de la terre.
Prenant la parole, l’eunuque dit à Philippe : « Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle-t-il ? De lui-même, ou bien d’un autre ? »
Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d’eau, et l’eunuque dit : « Voici de l’eau : qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? »
Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l’eau tous les deux, et Philippe baptisa l’eunuque. Quand ils furent remontés de l’eau, l’Esprit du Seigneur emporta Philippe ; l’eunuque ne le voyait plus, mais il poursuivait sa route, tout joyeux. Philippe se retrouva dans la ville d’Ashdod, il annonçait la Bonne Nouvelle dans toutes les villes où il passait jusqu’à son arrivée à Césarée.

 

Textes liturgiques © AELF, Paris

 

1

Je regarde cet étranger venu d’Éthiopie pour adorer Dieu à Jérusalem. Il éprouve des difficultés à comprendre par lui-même ce que veut dire la parole du prophète Isaïe. Parfois ta parole Seigneur m’est aussi bien difficile à comprendre. Si l’une d’entre elles me reviens en mémoire, je la répète en moi pour la méditer, en laissant les mots m’imprégner.

 

2

Philippe sous l’inspiration de l’Esprit rejoint cet homme et lui explique ce passage d’Isaïe. Sur ma route aussi j’ai rencontré des frères ou sœurs qui m’ont aidé à comprendre ce qui est souvent incompréhensible pour les hommes. Je t’en remercie Seigneur évoquant leur visage et leurs paroles.

 

3

« Il poursuivait sa route tout joyeux ». Comme les pèlerins d’Emmaüs sur le chemin de Jérusalem après la résurrection, le cœur de l’Éthiopien s’est ouvert à la parole et s’est empli de joie. Je me réjouis pour tous les catéchumènes, celles et ceux ont découvrent avec joie la présence du Christ ressuscité.

 

Introduction à la deuxième écoute

J’écoute une nouvelle fois ce récit, en regardant particulièrement Philippe qui se fait le messager infatigable de ta Bonne Nouvelle, docile à l’Esprit Saint.

 

Invitation à une prière personnelle

Merci Seigneur pour la joie profonde qui emplit le cœur de ceux qui reçoivent ta parole. Avec toi, je regarde les lieux et les moments où je peux devenir à mon tour messager de ta Bonne Nouvelle, et faire grandir par ma parole la joie autour de moi.