Évangile du jour : Lc 2, 33-35

En ce temps-là, lorsqu’ils présentèrent Jésus au Temple, le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »

Textes liturgiques © AELF, Paris

Stabat mater, la mère se tenait debout. Aujourd'hui jeudi 15 septembre, nous fêtons Notre-Dame des Douleurs.

Lentement, je respire. Me voici, disponible et à l’écoute. Aujourd’hui, je demande la grâce de communier à l’étonnement de celles et de ceux qui ont vu grandir Jésus. Je demande la grâce de partager une plus grande intimité avec le Christ, mon Sauveur. Au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit, Amen.

La Maîtrise de la Perverie de Nantes chante le Stabat Mater.

La lecture de ce jour est tirée du chapitre deux de l’Évangile selon Saint Luc

En ce temps-là, lorsqu’ils présentèrent Jésus au Temple, le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »

Textes liturgiques © AELF, Paris


1

Comme tout premier mâle né d’une famille juive, Jésus est présenté au temple après un délai de purification : 32 jours sont passés depuis sa circoncision, soit 40 jours depuis sa naissance. J’exerce mon imagination et compose le cadre des premiers jours du Christ : est-il si différent des autres nouveau-nés ? Quel regard Marie pose-t-elle sur son fils ? Et Joseph ?

2

La présentation au temple est la première sortie publique ; le Verbe de Dieu est porté dans les bras de ses parents, il ne parle pas encore et se livre à la parole d’un autre, celle de Syméon, « homme juste et religieux qui attendait la Consolation d’Israël ». Avec les yeux de mon imagination, je compose la scène : un enfant qui pleure, qui dort ou qui sourit… Mais qui porte les attentes de tout un Peuple. Je mesure le décalage.

3

« Il sera un signe de contradiction ». Je médite ces paroles : celui qui apporte la Consolation d’Israël vient aussi ébranler certaines convictions, interroger le quotidien. Et moi, laisserais-je de la place à la contradiction dans ma vie, dans ma foi ?

Introduction à la deuxième écoute

Je réécoute ce texte avec les « oreilles » de parents. J’interroge le regard de Marie et de Joseph. Je me rends sensible à l’ombre de la croix qui plane sur le premier événement public de la vie du Christ.

Invitation à une prière personnelle

« Ton âme sera traversée d’un glaive. » Je termine ma prière sur cette phrase. J’en mesure le poids et la gravité. Comme un ami parle à un ami, je m’adresse à l’enfant Jésus, ou au Dieu mis en croix.

Prière finale

Âme du Christ, sanctifie-moi,
Corps du Christ, sauve-moi,
Sang du Christ, enivre-moi,
Eau du côté du Christ, lave-moi,
Passion du Christ, fortifie-moi.
Ô bon Jésus, exauce-moi.
Dans tes blessures, cache-moi.
Ne permets pas que je sois séparé de toi.
De l’ennemi défends-moi.
À ma mort appelle-moi.
Ordonne-moi de venir à toi,
Pour qu’avec tes saints je te loue,
Dans les siècles des siècles, Amen.

Stabat Mater de Zoltán Kodály interprété par Maîtrise de la Perverie de Nantes
«Les plus beaux choeurs sacrés vol. 2» © ADF-Bayard Musique Voir le site de ADF-Bayard Musique

Oculi mei de Margaret Rizza interprété par The Gaudete Ensemble; Eamon Dougan
«Water and Sky» © Creative Commons by-nc-sa license from Magnatunes voir la licence de Magnatunes

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